12 septembre 2017

Introduction au management de projet à des élèves-ingénieurs 5° année

PROBLEMATIQUE

La relation au client n'est pas le fort de nos étudiants d'aujourd'hui... Ils semblent perdus devant un sponsor

La thèse que je compte développer : le sponsor-client est plus proche de nous que nous le pensons, à nous de le comprendre pour mieux le satisfaire.

Le fil rouge pour l'échange avec les étudiants : préparer la première rencontre avec le sponsor/commanditaire du projet (qui n'est qu'une initiative, au moment où nous parlons).

INTRODUCTION

Je demande des volontaires pour monter une pièce vocale à quatre voix mixtes devant l'amphi ce matin-même. L'objectif étant de se donner l'occasion de réfléchir à chaud sur cette problématique typiquement projet : comment réaliser de A à Z une tâche pas évidente avec des personnes qu'on n'a pas choisies ?

  • estimations du temps nécessaire ? Attention à la loi de Parkinson : "tout opérateur prend l'intégralité du temps qu'on lui donne".
  • engagement : nécessité d'un buffer = un coussin de temps.
  • pas de leader du groupe a priori : comment le groupe s'organise-t-il ?
  • absence d'experts, chacun réalise la tâche pour la première fois : comment gérer ?
  • quand est-ce que c'est fini ? qui dit que c'est fini ?
  • quid du résultat, finalement ?

Au final, quatre étudiants partent répéter pendant 20 mn et 5 mn de buffer. Puis ils reviennent chanter sous les applaudissements de tout l'amphi (120 personnes quand même). Ils ont du cran !

FACTEURS DE SUCCES D'UNE ENTREPRISE

Colle initiale : à votre avis, qu'est-ce qui a le plus d'influence sur le succès d'une entreprise ? Est-ce son environnement socio-économique, sont-ce ses processus de travail, ou encore ses experts ?

Dépouillement des 62 réponses des étudiants : Processus > Environnement > Experts

Pour ma part, ce serait plutôt : Environnement > Processus > Experts, comme si :

  1. Dans un environnement favorable, n'importe qui peut réussir, même en s'y prenant comme un manche. J'ai vu des piquets de bois prendre racine et se couvrir de feuilles dans le coin des Tropiques où je les avais plantés... à l'envers !
  2. Lorsque l'environnement se durcit, n'importe qui peut réussir moyennant de se doter de bons processus : réfléchir avant d'agir, etc. Les collaborateurs apprennent et ils réussissent. Ce ne sont pas encore des experts.
  3. C'est lorsque l'environnement est délétère, lorsque les processus sont arrivés au bout de ce qu'ils peuvent produire, que le recours aux experts fait la différence. Lesquels experts devraient proposer d'affûter les processus afin que les progrès nécessaires soient réalisés non par une poignée d'happy few mais par le plus grand nombre.

PREFERENCES COGNITIVES

Question VAKOG : êtes-vous Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif ou Gustatif (manque Tactile, certes).

  • Forte prévalence du Visuel dans l'amphi : 60 étudiants ont levé la main
    ****************************************
  • Kinesthésique arrive en second : 25 étudiants se sont reconnus
    *************
  • Auditif arrive bon dernier : 9 étudiants seulement
    *****
  • Olfactif et Gustatif non mesurés

PROJETS ET SPONSORS : QUELQUES REFLEXIONS

La notion de Projet. La notion de Business Initiative.

  • Atteindre un objectif business versus lancer un projet.

Question : qu’est-ce qui fait qu’un projet dérange ? Qui dérange-t-il ?

  • Un projet augmente l’incertitude de beaucoup de gens.
  • La notion d’Incertitude.
  • Notre job de chefs de projets consiste à réduire l'incertitude de chacun des acteurs. Une incertitude probablement différente pour chacun.

Question : c’est quoi, un sponsor ? Pourquoi en avons-nous besoin ?

Faut-il en faire plus qu’attendu pour son client ?

Bouquet final : Notre client sait-il ce qu’il veut ?

  • Pourquoi donne-t-il l’impression de le savoir (alors qu’il ne sait pas, clairement) ?
    Parce qu'il craint de perdre la face s'il avoue qu'il ne maîtrise pas la situation, alors même que le poste qu'il occupe suppose qu'il a la situation en main.
  • Que devons-nous lui soutirer comme information ?
    Oui, nous pouvons implémenter la solution que vous nous soumettez. En même temps, pourquoi cette solution ? (ou, plus souple : en implémentant cette solution, que voulez-vous changer ?)

CONCLUSION

Qu’est-ce que nous devrions faire lors de notre première rencontre avec notre client ?

  • Un Retour d’Expérience : ce que vous réussissez, ce que vous galérez à réaliser ; vos façons de faire à améliorer selon vous, celles dont vous êtes fier / fière.


04 mars 2017

"Le project management n'a pas réalisé sa promesse"

J'écoute ce responsable de formation au management de projet, nous sommes en conversation avec un technico-commercial en change management. Au décours de notre échange d'expériences, le responsable de formation assène : "le project management n'a pas réalisé sa promesse". 

Le PMBOK a d'emblée mis au centre des préoccupations du management de projet l'atteinte des objectifs business. La majorité des projets a plutôt livré les pré-requis techniques et laissé les collaborateurs s'en débrouiller. Or, certains objectifs sont atteints à la condition que les collaborateurs changent leur façons de travailler. Bien qu'équipés des pré-requis techniques, par manque d'accompagnement, les collaborateurs sont restés à leurs anciennes pratiques et les objectifs business n'ont pas été atteints. Ce qui passa inaperçu des project managers à qui personne n'a demandé, jamais, de revenir mesurer l'impact de leur projet sur le business. De toutes façons, ils étaient occupés au projet suivant.

Ainsi, le PMBOK promettait que les projets bien gérés contribueraient à l'atteinte des objectifs business, et la promesse est, la plupart du temps, non tenue. L'on pourrait excuser le PMBOK : après tout, la livraison était "good, fast and cheap".

De même, nous formons des milliers de project managers à de nouveaux outils, à de nouvelles postures de leadership sans autorité hiérarchique. Nouveaux outils ? Facile, l'organisation acquiert les licences et, au mieux, forme à leur utilisation les project managers. Nouvelles postures ? Difficile tant que l'organisation n'est pas prête à accueillir ce changement. Frustrations pour les project managers, progrès minime de l'organisation..., autre promesse non tenue.

Non pas que ce soit une absence totale de succès. De même que ISO se propose d'étendre les meilleures pratiques des génies aux collaborations ordinaires, nous proposions de transformer les pratiques à grande échelle. Nous promettions dans nos formations que le plus grand nombre pourrait jouer le rôle de PM ; or, c'est principalement des cas particuliers, des personnes spécifiquement douées que nous avons lancées avec succès. Peu de collaborateurs, des progrès somme toute lents et difficilement discernables.

Alors, à quoi sert le change management ? Quelle est sa promesse ? Comment la tient-il ?

La promesse du change management : des changements que les collaborateurs mettent en oeuvre, beaucoup de collaborateurs, rapidement, avec efficacité. Many, quickly, well. Et des objectifs business enfin atteints.

Alors, change management sans project management ? Oh que non. C'est plutôt jambe droite et jambe gauche, inséparables, coordonnées, aussi solides l'une que l'autre, qui font le marcheur.

Et donc, au-delà des plans d'accompagnement du changement, comment tenir une telle promesse ? C'est l'apport du Modèle ADKAR.

(à suivre)

31 octobre 2016

Pourquoi se préoccuper du démarrage du projet

Dans un examen de travail du PMI (Project Management Institute, association professionnelle des chefs de projet dans le monde), nous lisons cette question-ci : Quelle phase du projet est typiquement la plus grevée d’incertitudes et la plus risquée ? Est-ce :

  1. Le démarrage ?
  2. Le développement ?
  3. L’exécution ?
  4. La conclusion ?

Eh bien, la réponse attendue est : le démarrage. Cette période de l’initiative où les parties prenantes se mettent d’accord sur l’intérêt du projet à venir, cette période qui prendra fin avec leur approbation de la charte du projet.

L’idée est la suivante : bondir sur la planification nous amène à laisser les plus grandes incertitudes non résolues. D’autant que, les témoignages convergent, une fois le projet lancé, l’on perd de vue son objectif.

Une autre question du même questionnaire de travail du PMI:

Quel est la période la plus cruciale pour vérifier les parties prenantes du projet et leurs intentions ?

  1. Lorsque la complexité du projet augmente ?
  2. Durant la phase de planification ?
  3. Durant la phase de démarrage ?
  4. Après que le plan de projet a été finalisé ?

Réponse de la communauté des chefs de projet du PMI : même si l’on garde un oeil sur les parties prenantes durant tout le projet, c’est durant la phase de démarrage que scruter les parties prenantes est le plus crucial.

Qu’est-ce à dire, si je suis propulsé dans un projet qui a démarré sans moi ? Eh bien, plutôt que de plonger dans la planification, je ferais mieux de commencer par analyser les parties prenantes.

22 juin 2015

Accompagner un commanditaire, quelques trucs

Ci-dessous, ce que j'ai en tête de quelques items liés au commanditaire (sponsor en anglais), que j'ai pour certains reçus de Prosci (Modèle ADKAR®).

Les trois caractéristiques du commanditaire :

  1. Du pouvoir
  2. Des ressources en propre ou négociées auprès de ses pairs
  3. Un intérêt personnel à la réussite du projet, à l'adoption du produit

Autrement dit, il peut y avoir plusieurs sponsors/commanditaires => réaliser une coalition de commanditaires pour faire réussir le projet et adopter le produit.

Si quelque chose doit changer, noter que ce n'est pas assez de livrer un produit ou service good-fast-cheap. Non, parce que l'atteinte des objectifs business dépend aussi (surtout) de ce que certaines personnes fassent leur job différemment (ce à quoi le produit ou service doit aider, certes). C'est donc une préoccupation clé pour le sponsor : comment faire que ces personnes fassent leur job différemment ? Est-ce que les former à un bon produit suffira ? (généralement, non). Que faut-il que je fasse, moi sponsor ? C'est l'objet des conversations décrites ci-dessous.

Avant le lancement du projet 

Questionnaire #1 (entre autres questions)

  1. Qu'est-ce que le projet est sensé changer ?(le 'comment' relève du projet lui-même, il est trop tôt pour l'aborder)
  2. Pourquoi devrait-on changer ?
  3. Quel est le risque si le projet échoue et le changement avec lui ?
  4. En quoi lancer le projet est-il aligné sur les objectifs de l'unité business ?
  5. En quoi le succès du projet dépend-il de ce que des opérateurs fassent leurs jobs différemment ?

Une fois les réponses trouvées, le commanditaire est invité à les diffuser au plus grand nombre, plusieurs fois. Les autres rôles, superviseurs, chefs de projet, etc., ne sont pas légitimes aux yeux des opérateurs pour leur fournir ces réponses.

Questionnaire #2 (entre autres questions) : le commanditaire a une conversation avec chaque N-1 pour l'amener à avoir envie du changement :

  1. Qu'est-ce que le N-1 a à gagner dans ce projet / ce produit ?
  2. Qu'est-ce que les N-1 ont à gagner collectivement dans ce projet / ce produit ?
  3. Qu'est-ce que le N-1 devrait faire différemment ?
  4. Qu'est-ce qui change dans les responsabilités du N-1 ?

De surcroît, chaque N-1 est invité à avoir cette conversation avec ses propres collaborateurs (les N-2), etc. en cascadant jusqu'aux opérateurs.

Après la livraison du produit 

Actions de Renforcement par le sponsor : 3-6 mois après la livraison du produit ou service, au vu des résultats business obtenus, le sponsor reprend la parole et :

  • salue les réalisations concrètes
  • remercie les gens de travailler différemment
  • met en évidence les efforts à poursuivre.

27 mai 2015

Au lecteur perplexe devant une initiative à prendre

Mon sujet : vous aider à réussir votre initiative. Et ci-dessous, des réponses aux questions que vous pourriez vous poser.

Pourquoi manager une initiative est-il important à ce point ?

Parce qu’on lance un projet pour obtenir des résultats, pour atteindre des objectifs. Or, il y a trop souvent un trou béant entre l’idée et le projet, pour ne pas parler de l’abîme entre le projet et les objectifs atteints.

Vous vous souvenez de cette laiterie en Seine-et-Marne ? Comment elle a fermé après avoir perdu ses contrats de fourniture, suite aux non-conformités persistantes ? Non pas que manquait le désir de survivre, mais personne n'a su prendre l'initiative, personne n'a fait bouger les gens pour aboutir ensemble à des résultats probants. Manager l'initiative, ça a pour but que cela ne se reproduise pas.

L’initiative démarre à l’idée, elle réalise le projet et assure l’adhésion et l’utilisation jusqu’aux objectifs atteints. Et, pour réduire l'incertitude sur le résultat, nous devons manager l'initiative.

Apprendre à manager une initiative, pour quoi faire ?

  • Pour démarrer maintenant, c’est à dire sans plus tarder, lorsque nous sommes avant le projet
  • Pour encadrer le projet en cours, lorsqu’il a démarré
  • Pour encourager les utilisateurs du produit ou service à s'exprimer en amont, et les concepteur à les écouter au plus tôt
  • Pour amener les utilisateurs du produit ou service livré à l’utiliser efficacement jusqu’à atteindre les objectifs business

Qu’est-ce que manager une initiative apporte par rapport à ce que je sais déjà ?

Si vous maîtrisez le management de projet, manager une initiative ajoute :

  • Les conversations, plus importantes que les documents
  • Les conversations avec les parties prenantes : commanditaires (lancer, renforcer), superviseurs (désirer/avoir envie, savoir faire/capacité) et utilisateurs/opérateurs (désirer, apprendre, savoir faire)
  • La collaboration avec les utilisateurs plus tôt, plus encadrées avec les superviseurs, plus longtemps après la livraison du produit ou du service.
  • Les intéractions avec les chefs de projet et d’autres profils (les Ressources Humaines, etc.)

Si vous maîtrisez la formation, le management de l’initiative apporte :

  • De l’aide (diagnostic, formation, accompagnement, renforcement)
  • Du focus (le juste nécessaire, pour former les apprenants et transformer l'apprentissage)
  • De l’application sur le terrain
  • Du collaboratif (un groupe soudé qui travaille ensemble)
  • De l’assistance (aller sur le terrain avec les manageurs d’initiatives)

Qu’est-ce qui pourrait m'être difficile si j’adhérais ?

Une difficulté classique, c'est de prendre rendez-vous avec le sponsor, les superviseurs, les opérateurs. En revanche, les conversations elles-mêmes sont bien préparées de telle sorte qu’elles se déroulent souvent mieux que ce à quoi vous vous attendriez.

Il peut être difficile de gérer la relation avec les chefs de projet, qui peuvent voir dans le management de l’initiative une ingérence dans leur gestion du contenu, leur méthodologie, leur communication. En contribuant efficacement à baisser le niveau de risque du projet, nous nous rapprocherons des chefs de projet au point qu'ils nous considèrent non plus comme des menaces, mais comme des ressources pertinentes.

Est-ce que l’approche pédagogique Intéresser-Susciter-Former-Accompagner-Renforcer peut m’aider ?

Cette approche pédagogique parle le langage du management de projet (« la situation est sous contrôle ») et celui de la gestion du changement (les personnes et, par elles l’organisation, réussissent le changement).

C’est une approche vécue entre pairs, elle permet à chacun de s’enrichir des pratiques et des expériences des autres.

En contributant à réduire les retours en arrière et les reprises de production, cette approche conforte la confiance dans le projet, elle accélère l'adhésion des parties prenantes et améliore l'utilisation du produit du projet.

Y a-t-il des ressources sur lesquelles m'appuyer par moi-même ?

Est-ce que vous pouvez m’aider ?

Certainement, du fait de ce en quoi il croit : nous avons tout ici et maintenant pour réussir.

Clairement, du fait de mon parcours : chef de projet, praticien certifié en management du changement, formateur en management de projet.

Indubitablement, du fait de mon projet personnel : consacrer son énergie et son temps au management des initiatives et à l’accompagnement de ceux qui les prennent.

Qu’est-ce que ça me coûtera ?

Du temps pris sur les opérations quotidiennes afin de prendre du recul sur la situation, préparer les conversations, faire le point entre pairs et décider d’actions à venir.

De l’argent, à rapprocher de la valeur qu’ont le temps et l’énergie sauvés du fait de s’épargner les retours en arrière et les reprises de production.

Qu’est-ce que ça me rapportera ?

  • Du temps
  • D’autres rapports avec les parties prenantes
  • Des réussites
  • Des découvertes sur le chemin
  • L’envie de poursuivre et continuer

Si je dis oui, par quoi commencerons-nous ?

Nous consacrons le premier atelier à faire connaissance avec les acteurs, à regarder la carte de leur géographie locale, à collecter les retours d’expérience, à présenter l’itinéraire et à s’exercer pour l’étape suivante : des rencontres et des conversations sur le terrain.

Les ateliers suivants s’articulent de façon semblable. 1) Débriefing

  • Comment se sont passées vos conversations ?
  • Quels résultats nouveaux ?
  • Quelles informations nouvelles ?

Puis 2) réexamen de la carte, dessin de l’itinéraire et exercice pour l’étape suivante.

Qu’est-ce que j’aurai à la fin, si nous travaillons ensemble ?

  • D’autres rapports avec les parties prenantes autour de vous
  • Une vision éclairée et profonde de ce qui se passe dans votre environnement
  • Un succès sur lequel capitaliser
  • Une histoire à raconter d’expérience
  • Des compétences transférables à d’autres moments et d’autres contextes
  • Un emploi / des emplois dans la durée
  • Une perspective pour l’avenir

En guise de conclusion

Qu'est-ce qui vous plu le plus dans ce que vous venez de lire ? Comment cela cadre-t-il avec vos objectifs professionnels et personnels ?


02 mai 2015

Mesurer les résultats business de nos projets informatiques n'est pas une évidence

Philippe G., chef de projet informatique dans une banque : Non, nous ne mesurons pas les résultats business de nos projets, il n'y a pas besoin de le faire et ça ne nous gêne en rien. Tout de suite après un projet, il y en a un autre à lancer, et les projets se succèdent. De toute façon, nous sommes à la traîne des besoins des utilisateurs, hélas. Nous sommes trop peu nombreux à l'informatique pour répondre à toutes leurs demandes. Cela fait que, lorsque nous leur livrons une application informatique, ils se jettent littéralement dessus.

Et si s'interroger sur les résultats business des projets, c'était risquer de s'apercevoir qu'on ne travaille pas sur les bons projets ? Ou bien que nos applications informatiques sont utilisées par une faction des utilisateurs à qui elles sont destinées ? Voire, qu'on est trop nombreux à la DSI ?

Cela vaudrait le coup d'ouvrir une cellule d'identification des idées et initiatives avant qu'elles ne deviennent projets, en même temps qu'une cellule d'évaluation des projets côté business.

17 février 2015

Let's start with Why, commençons par le "pourquoi"

"Libérer l'initiative dans l'entreprise permet d'améliorer la performance financière", pouvons-nous lire dans Capital le 19/05/2010. Idem, ce matin du 27 avril 2017 à France-Infos, les conclusions d'une enquête : les entreprises se portent mieux à donner l'initiative à leurs collaborateurs.

Donner l'initiative, certes, mais comment la prendre ? Toute bonne idée réussit, est-ce évident ? Non, nous le savons. La bonne idée ne suffit pas. 

De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'un blog où vous et moi partageons nos expériences et nos rencontres pour réussir une initiative, un changement, avec des collègues. Ni vous ni moi ne sommes responsables hiérarchiques, pourtant nous pensons qu'il y a urgence et que le jeu du changement en vaut la chandelle.

C'est l'histoire de la mise à jour de l'application informatique de location de voiture qui avait basculé en un week-end. Les agents étaient désespérés pendant les 10 jours qui ont suivi. Les clients râlaient contre le temps d'attente (45 mn de traitement par dossier). Ils ont fui vers les comptoirs concurrents.

C'est l'histoire de la dernière laiterie de Seine-et-Marne à qui ses clients reprochaient la non-qualité. Le management est resté sourd aux appels de la responsable Qualité, les opérateurs n'ont pas changé leurs habitudes. La laiterie a fermé.

Cet espace est dédié aux parties-prenantes du changement pour qu'elles ne soient plus victimes de découragement mais plutôt actrices du succès, pour stopper la galère, pour atteindre des objectifs business et retrouver le plaisir de travailler ensemble.

Commencer dès l'idée, la transformer en initiative, conduire l'initiative en projet, renforcer le changement obtenu. Comment s'y prendre ? Un outil : Quels biscuits avez-vous en poche ? Faites réussir vos initiatives, utilisez le juste nécessaire !, et un espace d'échange : ce blog. Enjoy ! 

Nota : un collègue me dirige vers Simon Sinek, "Let's start with Why" (Commençons par "pourquoi"). Je recommande !

 

12 janvier 2015

Manager le changement : un "elevator pitch".

A l'heure où nombre de projets peinent à réussir, savez-vous que le premier facteur-clé de succès d'un projet est l'implication des parties prenantes ?

Aujourd'hui, les équipes projet mettent en place un accompagnement du changement fondé sur l'information et la formation ("les participants auront 75% de bonnes réponses au quizz"), mais elles butent sur la résistance au changement des personnes qui ne désirent pas s'impliquer.

En adoptant l'approche Conscience-Désir-Connaissance, nous prenons la naturelle résistance au changement par le bon bout : d'abord chaque personne comprend le changement, puis elle a le désir de changer, puis elle est formée, coachée et finalement renforcée dans le changement.

Pour le commanditaire, c'est la somme des changements individuels qui aboutit à l'atteinte des objectifs business du projet. Et le projet a toutes les chances d'aboutir dans les temps et le budget qu'il a investi : comme tous jouent le jeu, l'organisation fonctionne et performe.

Nous préconisons une approche par le commanditaire, par les superviseurs et par les opérateurs, et nous aidons chacun spécifiquement selon son rôle jusqu'à ce que les objectifs business soient atteints. C'est ce qui nous différencie des autres approches.

Que diriez-vous si nous trouvions un moment dans votre agenda pour que nous nous voyions plus longuement et que vous puissiez décider si vous voulez essayer notre approche sur un projet concret ?

Pour une définition de l'elevator pitch.

13 juillet 2014

Négociation préparée, négociation réussie. Comment préparer une négociation.

Pour qui est responsable sans autorité hiérarchique, obtenir quelque chose passe assurément par la négociation. Or, une négociation préparée est une négociation réussie. Avant le rendez-vous de négociation à proprement parler, renseignez les items ci-après, les données vous concernant comme celles qui concernent votre partenaire de négociation.

Si, en début de réunion, des données vous manquent, prenez le temps de les découvrir auprès de votre partenaire de négociation avant de discuter le fond.

En l’absence d’une solution de rechange, la négociation stoppe net. Vérifiez donc que votre partenaire et vous-même avez chacun une ou plusieurs solutions de rechange.

Pour préparer une négociation sur le nouveau site projet-initiative101.com.

 

12 avril 2014

Compte-rendu de notre atelier du 11 avril 2014

Manon,
Pouvez-vous SVP réviser le présent compte-rendu avec Orantis et, s'il vous agrée, le communiquer à vos camarades ?
Les pages ci-dessous font référence au polycopié distribué "Quels biscuits avez-vous en poche ?", première impression.

Rappel de l'atelier précédent.

Ce que nous avons fait lors de cette rencontre (vendredi 11 avril, 9h00-12h00) :

Tour de table fleurs et valises
Explication de la trame du support de cours, l'approche ADKAR
Mise en évidence des trois parties prenantes clés avec lesquelles nous traitons : le commanditaire, le superviseur, l'opérateur.
Mise en évidence des quatre rôles clés : le responsable approbateur, le collaborateur, le consulté, l'informé (le "RACI").
Commentaire des annexes du support de cours : relecture, communication non-violente, négociation, OPPM, etc.
Echange en sous-groupes sur l'analyse des parties prenantes, chapitre 4 pp. 20-21
Echange en sous-groupes sur le dialogue superviseur-opérateur chapitre 8 p. 35

A réaliser au cours de la période en entreprise :

Continuer à rencontrer les parties prenantes--celles dont les personnes rencontrées ont parlé.
Valider auprès du commanditaire qu'il/elle est conscient de son rôle, livrable = tableau p. 16.
Valider auprès de lui/d'elle l'état des lieux que nous avons relevé, livrable = tableau pp. 12-13.
Valider auprès de lui/d'elle les objectifs de l'unité business et comment notre mission/travail/initiative y contribue, livrable = tableau p. 17.
Compléter et valider le tableau des parties prenantes, livrable = tableau pp. 20-21.
Prendre connaissance du One Page Project Manager, référencé page 61.
Choisir les annexes à expérimenter ensemble lors de notre dernier atelier, pp. 49 et suivantes.

Rappel : le tableau des parties prenantes est un document confidentiel entre vous et le commanditaire, c'est préférable.

Ce que nous ferons lundi 5 mai, 9h00-12h00 :

Tour de table fleurs et valises
Utilisation du One Page Project Manager, référencé page 61.
Expérimentation en sous-groupes des annexes choisies : relecture, communication non-violente, négociation, etc.

Vous avez comme toujours accès au blog en vous repérant grâce à la page "INDEX Booklet mars 2014" :

Cordialement, Best regards,
Pascal Le Deley