23 septembre 2015

Encouragements avant vos soutenances de M2

Chers toutes et tous,

Je vous adresse ainsi qu'à chacune et chacun de votre promotion mes meilleurs voeux pour la présentation que vous allez faire de votre travail devant le jury.
Je regrette de n'être pas présent pour admirer ce que vous aurez réalisé ! Mes responsabilités dans un projet important de transformation organisationnelle me retiennent à Nanterre.
Sachez que j'ai apprécié travailler avec vous, poursuivez vos chemins respectifs avec foi en ce que vous faites, ténacité dans les difficultés et gratitude dans les réussites.

"Know what you stand for!". 

Au plaisir de vous croiser au détour d'une mission,

Cordialement,

P.

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23 juillet 2015

"La multiplication des chefs de projet est une catastrophe managériale majeure", affirme le sociologue François Dupuy

Lu sur le site de l’Usine Nouvelle, article de posté par Christophe BYS le 16 janvier 2015, http://www.usinenouvelle.com/article/la-multiplication-des-chefs-de-projet-est-une-catastrophe-manageriale-majeure-affirme-le-sociologue-francois-dupuy.N307730

En substance, François Dupuy développe l'idée que les organisations suscitent des chefs de projet pour faire de la transversalité là où prospèrent les silos, en vain.

Expérience personnelle : former ces mêmes chefs de projet aux yakafokons du management de projet donne rarement les résultats escomptés. Illustration de l’illusion commune à laquelle j’ai initialement sacrifié : le produit est bon (en l’occurrence le management de projet transversal), la formation est bonne (donnée par les bons experts), alors l’exécution suivra. Or, l’exécution suit rarement, parce que l'environnement des chefs de projet n'est pas prêt à les suivre.

François Dupuy propose d’aborder le sujet par un trio de prémisses : les gens sont intelligents, les gens font selon ce que leur environnement promeut, les gens évitent ce que leur environnement sanctionne. Dès lors, si l’environnement ne promeut pas la coopération et sanctionne les erreurs individuelles, multiplier les chefs de projet revient à uriner dans un stradivarius—ainsi qu'à décourager les violonistes et faire fuir les auditeurs.

Examinons les trois prémisses une à une.

  1. Les gens sont intelligents. OK, car s’ils sont stupides, autant adopter directement la dictature : je sais, vous faites. Mais nous savons ce qu’endurent les dictateurs.
  2. Les gens font selon ce que leur environnement promeut : si l'antiquaire donne $10 pour chaque papyrus, le berger rapporte plusieurs manuscrits de la Mer Morte car il a déchiré au préalable celui qu'il a trouvé. Cas cité par Rolf Dobelli dans « The Art Of Thinking Clearly ».
  3. Les gens évitent ce que leur environnement sanctionne : les préparateurs de l'avion collaborent avec leur coordinateur au sol aussi longtemps que c'est lui/elle qui assigne bons et mauvais points. Dès lors qu'une réorganisation prive le coordinateur au sol de ce levier de sanction, les coordinations se grippent et les vols prennent du retard. Cas Air France cité par François Dupuy dans « Sociologie du Changement ».

Du coup, l’introduction du management de projet invite à se poser la question suivante avec les parties prenantes : Pourquoi adhérer à une pratique qui désigne plus sûrement le coupable ? Un plan de projet clair et suivi ne pointe-t-il pas les responsabilités sans ambigüité ? Les coupables ne sont-ils pas sanctionnés ? Alors, résister à l’application du management de projet apparaît comme une stratégie intelligente : un plan de projet obscur et difficile à suivre est dans l'intérêt des acteurs dépourvus de maîtrise de leur environnement. De plus, le flou - et l’extrême précision, à l’effet identique - ouvrent des perspectives de négociation, d’arrangements. 

Il y aurait donc résistance intelligente à l'implantation du management de projet. Alors, que faire ?

Je puis me tromper, mais je suggère ces quatre points :

  1. Clarifier avec les commanditaires ce qu'ils veulent voir changer dans leur environnement. Des projets imprévisibles, des pénalités de retard, des collaborateurs burn-out, une image désastreuse ? Puis examiner avec eux quel management de projet est propre à répondre à ces attentes. Enfin, inviter les commanditaires à communiquer leur vision avec force et clarté aux manageurs, aux experts et aux chefs de projet.
  2. Passer de la formation "Yakafokon du management de projet" à la facilitation d’un groupe managers + experts + chefs de projet, donner aux chefs de projet en formation les moyens de se susciter un commanditaire/sponsor dans l'objectif d'initier un management de projet juste nécessaire. Cette approche part du terrain vers les décisionnaires (bottom-up).
  3. Former les stagiaires au management d’une initiative, c’est à dire d’une idée encore à préciser qui génèrera un projet (ou pas) mais qui transformera l’environnement de façon durable et efficace pour un mieux produire et un mieux-être au travail.
  4. Accompagner chacun selon le Modèle ADKAR®.
    .

En tous cas, c’est dans cet esprit que j’anime les sessions de management de projet qui me sont confiées.

20 juin 2015

Utiliser les biscuits en atelier ou en formation

Pour une prestation de formation, voici comment je viens d'utiliser l'approche des Biscuits :

Scénario #1 : "peux-tu nous former au management de projet pendant trois jours ?" "Certes, mais que voulez-vous changer, en formant les gens au management de projet ?" "Ah ça, il faut voir avec les intéressés !" "Eh bien, allons-y". Dès ce moment, j'utilise les Biscuits comme trame de l'audit préparatoire, puis de la co-conception, de l'animation, du coaching et du renforcement par le management.

Scénario #2 : "peux-tu animer cette session-ci ? Le support de cours est déjà imprimé." Là, pas de préparation possible, il faut juste prendre le support de cours tel qu'il existe, aller à la rencontre d'inconnus et faire de son mieux pour répondre à leurs attentes. C'est l'objet de ce qui suit : comment faire (une possibilité parmi d'autres, fondée sur les Biscuits et sur ADKAR®, de la société Prosci).

Voici pour le scénario #2, pas d'audit préparatoire possible :

1 Présentation de l'atelier

1.1 L'animateur explique pourquoi il est là

1.1.1 Ce que nous croyons

  • Nous avons tout ici et maintenant pour réussir et vivre mieux
  • Vous êtes les ressources-clés
  • Notre job, c’est de vous aider à changer le juste nécessaire.

1.1.2 Comment nous faisons les choses : nos principes

En premier, "Pourquoi ?" Référence : Simon SINEK, Let's start with WHY.

  • les gens vous suivent non pour votre plan
  • les gens vous suivent parce qu'ils croient en ce en quoi vous croyez

Faire AVEC vous vs faire pour vous

  • vous avez les relations client
  • vous allez me parler de vos relations client
  • nous faisons du co-développement

NOTA : j'ignore les relations clients que vous avez, aussi je ne suis pas légitime à vos yeux pour vous parler de relations client ; que diriez-vous d'un ophtalmologiste qui vous tendrait ses propres lunettes en vous disant : tenez, elles me conviennent parfaitement.

CHANGER quelque chose

  • au lieu d'augmenter la connaissance
  • Vous avez votre propre expertise en management de projet

NOTA :  Augmenter la connaissance sans rien changer au quotidien peut générer un malaise

  • Honte : je ne suis pas un bon chef de projet, comparé à ce que je devrais être
  • Culpabilité : je ne fais pas ce que je devrais faire
  • Ressentiment : mon environnement ne supporte pas mon métier et donc ne me supporte pas moi-même

Contexte = clé de compréhension et d'action

  • Vous vivez votre contexte et...
  • Votre contexte vous contraint : rôles, ressources, pressions, relations et opportunités
  • NOTA : j'ignore vos difficultés, aussi je me mets à votre écoute ; de plus, mon expérience est légitime à vos yeux parce qu'elle rejoint la vôtre

Une personne à la fois

  • Chacun vit dans un contexte particulier et d’une façon particulière.
  • One size does not fit all. Il n'y a pas de taille unique qui aille bien.

1.1.3 Ce que nous produisons

Ressources préparées

  • Support de cours

Rencontre centrée sur vous

  • votre quotidien
  • vos difficultés
  • vos relations et le genre de conversations que vous avez avec elles
  • votre contexte
  • votre environnement FOURNISSEUR / CLIENT

1.2 Tour de table où chacun se présente

  • Qui êtes-vous ?
  • Rôle chez votre organisation ?
  • Attentes de cette rencontre ?
  • Fleur ? quelque chose qui vous ravit à l’instant
  • Valise ? quelque chose qui vous afflige à l’instant

NOTA : fleur et valise sont de puissants brise-glace dans notre culture occidentale. L’instructeur commence car, en position de leader, c’est lui qui donne le ton / qui définit le terrain de jeu.

Exemples de fleur et valise : ma fille Sophie vient d’être reçue à son examen de flûte, j’ai oublié le code du cadenas de mon vélo.

1.3 L'animateur expose l'approche en trois étapes distinctes

Nos conversations se dérouleront en trois étapes :

1.3.1 « Quoi et pourquoi changer ? »

  • Nous faisons l’hypothèse qu’il y a besoin de changement, sans quoi nous ne serions pas ici ensemble maintenant.
  • Nous faisons aussi l’hypothèse que tout ne doit pas changer, sans quoi notre propos serait « comment quitter le navire ? » et non “faire évoluer ce qui est”.

1.3.2 « Qu'est-ce qui est difficile ? »

  • Ce qui est difficile pour vous est révélateur
  • D’incertitudes à réduire
  • De progrès possibles

1.3.3 Sujets choisis parmi les deux précédents

Nous traiterons chaque sujet avec cette séquence :

  1. Que savons-nous ici et maintenant ?
  2. Qu'ajouter ? avec quelles références (management de projet, psychologie, sociologie, leadership) ?
  3. Atelier
  4. Plan d'action personnel

1.4 Le groupe révise les fondamentaux

Le but est de fournir un socle de référence rassurant partagé par tous les participants : acteurs, équipe et cycle de vie d’un projet.

1.4.1 Nous parlerons d’acteurs

Acteurs au sens des sociologues, c’est à dire de personnes ou de groupes de personnes qui, comme nous,

  • agissent
  • ont du pouvoir
  • protègent leur autonomie
  • souffrent d’incertitudes
  • jouissent d’un rationalité limitée

1.4.2 Du groupe à l'équipe, Tuckman

  • Ici même, certains se rencontrent pour la première fois, nous démarrons comme un groupe de personnes. Mon job d’animateur est de faire de ce groupe une équipe.
  • C’est le cas au démarrage d’un projet, lors du kick-off meeting.

NOTA : Tuckman se prête bien à montrer le cycle de vie “démarrer, planifier, exécuter, clore” (“surveiller et contrôler” se déroulant du début à la fin du cycle). Bonne révision de l’approche PMI.

2 AWARENESS / prise de conscience

2.1 Que vous a dit le sponsor au sujet de...

Par groupes de 3-4 personnes, définir :

  1. Qu'est-ce qui change / devrait changer ?
  2. Pourquoi changer ?
  3. Quels risques si nous échouons à changer ?
  4. Alignement avec les objectifs de l'unité business ?

Mise en commun, prise de notes sous forme d’un tableau à quatre colonnes.

2.2 Si préparation possible, rencontrer le sponsor

  • Si nous préparons cett rencontre, nous écoutons le commanditaire donner ses réponses aux mêmes questions.
  • Communiquer aux participants pressentis, par la bouche du commanditaire

NOTA : les participants estiment qu’un chef de projet un animateur ne sont pas légitimes sur ces sujets. C’est au commanditaire de leur parler.

Le commanditaire ayant fait sa communication avant la session, refaire le tableau avec les participants : qu’ils se remémorent le message du commanditaire.

3 DESIRE / envie

3.1 Les questions clés de la découverte de l’acteur dans son environnement

  1. Que faites-vous au quotidien ? Une journée typique ?
  2. Qu’est-ce qui est difficile ?
  3. Avec qui travaillez-vous ? Quelles sont vos relations ?

NOTA : des difficultés, nous choisirons celles que nous traiterons, dans l’ordre d’importance donné par les participants eux-mêmes.

3.2 Quelles conversation souhaitez-vous avoir avec votre superviseur ?

NOTA : Cette section permet d’aller plus loin, le cas échéant. En l’occurrence, nous ne l’avons pas convertie lors de la session pilote de Juin 2015.

3.2.1 WIIFM what's in it for me? (quel intérêt pour moi ?)

  • Que cherchez-vous ?
  • Qu'est-ce qui est difficile ?

3.2.2 WIIFUs what's in it for us? (quel intérêt pour nous collectivement ?)

  • Que cherche votre manageur ?
  • Qu'est-ce qui est difficile pour votre entourage ?
  • Qu'est-ce qui est difficile pour votre manageur ? pour l'équipe qu'il manage ?

3.2.3 Delta activités

  • Que faites-vous aujourd'hui (votre quotidien)
  • Qu'aurez-vous d'autre à gérer ?

3.2.4 Delta responsabilités

  • Avec qui travaillez-vous ?
  • Sur quoi êtes-vous mesuré aujourd'hui ?
  • Qu'aurez-vous comme autres responsabilités à gérer ?

4 KNOWLEDGE / connaissances

4.1 Activités nouvelles

NOTA : Les difficultés nous amènent à discerner des activités nouvelles pour les participants. L’objectif de la section Knowledge est de découvrir ces activités et de pratiquer en séance celles qui paraissent les plus opportunes à traiter (Cf. sélection par l’approche LANGEVIN ci-dessous).

4.1.1 Communication

  • Clés de la communication
  • Courriels
  • Analyse transactionnelle
  • Crédit relationnel
  • Préférences cognitives, VAKOG
  • Faire la différence, gérer son impact

4.1.2 Partenariat

  • Confiance = (proximité * intimité) / risque
  • Plan d'actions ?

4.1.3 Conseil

  • Satisfaction client ?
  • Attentes client ?
  • Peurs du client ?
  • Lorsque vous êtes client, comment la jouez-vous ?

4.1.4 Négocier des solutions

  • Grille de négociation
  • Start with WHY? Cf. Simon SINEK
  • Elevator pitch

4.2 LANGEVIN Facteur

Pour chaque activité nouvelle, discuter avec les participants de l’opportunité de la pratiquer, de l’expliquer ou simplement de l’évoquer, en fonction des quatre paramètres LANGEVIN suivants :

  1. Importance pour le business
  2. Fréquence
  3. Difficulté d’apprentissage
  4. Expérience sur le poste de travail

4.3 OUTIL = Biscuits en Poche

Cette entière séquence d’animation est une application de l’approche que j’ai décrite dans “Quels biscuits avez-vous en poche ? Faites réussir vos initiatives Utilisez le juste nécessaire”.

5 ABILITY / capacité, habilité

Cette étape consiste à coacher les participants un à un sur leur lieu de travail.

6 REINFORCEMENT / renforcement

Cette étape consiste à ce que le sponsor revienne sur le terrain et présente aux participants les résultats business des changements réalisés.

27 mai 2015

Au lecteur perplexe devant une initiative à prendre

Mon sujet : vous aider à réussir votre initiative. Et ci-dessous, des réponses aux questions que vous pourriez vous poser.

Pourquoi manager une initiative est-il important à ce point ?

Parce qu’on lance un projet pour obtenir des résultats, pour atteindre des objectifs. Or, il y a trop souvent un trou béant entre l’idée et le projet, pour ne pas parler de l’abîme entre le projet et les objectifs atteints.

Vous vous souvenez de cette laiterie en Seine-et-Marne ? Comment elle a fermé après avoir perdu ses contrats de fourniture, suite aux non-conformités persistantes ? Non pas que manquait le désir de survivre, mais personne n'a su prendre l'initiative, personne n'a fait bouger les gens pour aboutir ensemble à des résultats probants. Manager l'initiative, ça a pour but que cela ne se reproduise pas.

L’initiative démarre à l’idée, elle réalise le projet et assure l’adhésion et l’utilisation jusqu’aux objectifs atteints. Et, pour réduire l'incertitude sur le résultat, nous devons manager l'initiative.

Apprendre à manager une initiative, pour quoi faire ?

  • Pour démarrer maintenant, c’est à dire sans plus tarder, lorsque nous sommes avant le projet
  • Pour encadrer le projet en cours, lorsqu’il a démarré
  • Pour encourager les utilisateurs du produit ou service à s'exprimer en amont, et les concepteur à les écouter au plus tôt
  • Pour amener les utilisateurs du produit ou service livré à l’utiliser efficacement jusqu’à atteindre les objectifs business

Qu’est-ce que manager une initiative apporte par rapport à ce que je sais déjà ?

Si vous maîtrisez le management de projet, manager une initiative ajoute :

  • Les conversations, plus importantes que les documents
  • Les conversations avec les parties prenantes : commanditaires (lancer, renforcer), superviseurs (désirer/avoir envie, savoir faire/capacité) et utilisateurs/opérateurs (désirer, apprendre, savoir faire)
  • La collaboration avec les utilisateurs plus tôt, plus encadrées avec les superviseurs, plus longtemps après la livraison du produit ou du service.
  • Les intéractions avec les chefs de projet et d’autres profils (les Ressources Humaines, etc.)

Si vous maîtrisez la formation, le management de l’initiative apporte :

  • De l’aide (diagnostic, formation, accompagnement, renforcement)
  • Du focus (le juste nécessaire, pour former les apprenants et transformer l'apprentissage)
  • De l’application sur le terrain
  • Du collaboratif (un groupe soudé qui travaille ensemble)
  • De l’assistance (aller sur le terrain avec les manageurs d’initiatives)

Qu’est-ce qui pourrait m'être difficile si j’adhérais ?

Une difficulté classique, c'est de prendre rendez-vous avec le sponsor, les superviseurs, les opérateurs. En revanche, les conversations elles-mêmes sont bien préparées de telle sorte qu’elles se déroulent souvent mieux que ce à quoi vous vous attendriez.

Il peut être difficile de gérer la relation avec les chefs de projet, qui peuvent voir dans le management de l’initiative une ingérence dans leur gestion du contenu, leur méthodologie, leur communication. En contribuant efficacement à baisser le niveau de risque du projet, nous nous rapprocherons des chefs de projet au point qu'ils nous considèrent non plus comme des menaces, mais comme des ressources pertinentes.

Est-ce que l’approche pédagogique Intéresser-Susciter-Former-Accompagner-Renforcer peut m’aider ?

Cette approche pédagogique parle le langage du management de projet (« la situation est sous contrôle ») et celui de la gestion du changement (les personnes et, par elles l’organisation, réussissent le changement).

C’est une approche vécue entre pairs, elle permet à chacun de s’enrichir des pratiques et des expériences des autres.

En contributant à réduire les retours en arrière et les reprises de production, cette approche conforte la confiance dans le projet, elle accélère l'adhésion des parties prenantes et améliore l'utilisation du produit du projet.

Y a-t-il des ressources sur lesquelles m'appuyer par moi-même ?

Est-ce que vous pouvez m’aider ?

Certainement, du fait de ce en quoi il croit : nous avons tout ici et maintenant pour réussir.

Clairement, du fait de mon parcours : chef de projet, praticien certifié en management du changement, formateur en management de projet.

Indubitablement, du fait de mon projet personnel : consacrer son énergie et son temps au management des initiatives et à l’accompagnement de ceux qui les prennent.

Qu’est-ce que ça me coûtera ?

Du temps pris sur les opérations quotidiennes afin de prendre du recul sur la situation, préparer les conversations, faire le point entre pairs et décider d’actions à venir.

De l’argent, à rapprocher de la valeur qu’ont le temps et l’énergie sauvés du fait de s’épargner les retours en arrière et les reprises de production.

Qu’est-ce que ça me rapportera ?

  • Du temps
  • D’autres rapports avec les parties prenantes
  • Des réussites
  • Des découvertes sur le chemin
  • L’envie de poursuivre et continuer

Si je dis oui, par quoi commencerons-nous ?

Nous consacrons le premier atelier à faire connaissance avec les acteurs, à regarder la carte de leur géographie locale, à collecter les retours d’expérience, à présenter l’itinéraire et à s’exercer pour l’étape suivante : des rencontres et des conversations sur le terrain.

Les ateliers suivants s’articulent de façon semblable. 1) Débriefing

  • Comment se sont passées vos conversations ?
  • Quels résultats nouveaux ?
  • Quelles informations nouvelles ?

Puis 2) réexamen de la carte, dessin de l’itinéraire et exercice pour l’étape suivante.

Qu’est-ce que j’aurai à la fin, si nous travaillons ensemble ?

  • D’autres rapports avec les parties prenantes autour de vous
  • Une vision éclairée et profonde de ce qui se passe dans votre environnement
  • Un succès sur lequel capitaliser
  • Une histoire à raconter d’expérience
  • Des compétences transférables à d’autres moments et d’autres contextes
  • Un emploi / des emplois dans la durée
  • Une perspective pour l’avenir

En guise de conclusion

Qu'est-ce qui vous plu le plus dans ce que vous venez de lire ? Comment cela cadre-t-il avec vos objectifs professionnels et personnels ?

23 mai 2015

Prendre l'initiative ? Pourquoi ferais-je une chose pareille ?

Lecteur - Prendre l'initiative ? Pourquoi ferais-je une chose pareille ? Je ne suis pas la bonne personne parce que...

  • je n'ai pas d'avenir dans la boîte
  • j'ai de l'avenir dans la boîte
  • je suis un subalterne
  • je suis un dirigeant
  • je suis un exécutant
  • je suis un décideur
  • je suis une femme
  • je suis un homme
  • je n'ai pas d'expertise
  • je suis un expert
  • je n'ai pas la santé
  • je suis en pleine forme
  • j'ai un Q.I. de poulpe
  • j'ai le Q.I. d'Einstein
  • etc.

J'entends bien. Cela dit, vous voyez bien que ça ne peut pas continuer comme ça, la situation ne convient pas, vous allez collectivement dans le mur. Il y a besoin de changer quelque chose à votre quotidien pour retrouver un avenir, de la visibilité. Si vous laissez faire, vous vous y perdrez vous-même et avec vous d'autres personnes, il vous faudra quitter l'environnement, le business, vous vendrez vos biens, vous déménagerez. Il faut changer quelque chose à votre quotidien, pour la survie du service, de l'unité d'affaires, de l'entreprise, et pour votre survie personnelle.

Lecteur - Certes, je suis OK pour sauver mon emploi, contribuer à sauver mon environnement du naufrage. Mais si je n'étais pas la bonne personne pour produire l'étincelle ? Attendons que quelqu'un réagisse, il sera toujours temps de suivre.

Rosa Parks non plus n'était pas la bonne personne. Seulement, après s'être dit : il faudrait que quelqu'un réagisse à l'injustice qui nous est faite ! elle a fini par apporter elle-même une réponse clé : puisque personne (de mieux qualifié, de plus légitime, etc.) ne réagit, il faut que ce soit moi, non ?

Lecteur - De toute façon, je ne pense pas pouvoir y arriver seul(e), il me faudra de l'aide pour les conversations à venir.

Eh bien, commençons par le début, utilisons l'approche décrite dans Quels biscuits avez-vous en poche ? et suivons les étapes une à une, chacun à son rythme.

Lecteur - Je suis OK pour prendre le lead, pour influencer les gens autour de moi, pour prendre l'initiative. Mais je ne veux pas rester isolé.

Au long de votre parcours, trouvez de l'aide sur place, suivi, coaching. Participez à un atelier, une formation, échangez vos retours d'expérience avec vos pairs au cours de la session. Enfin, pour l'option formation, organisez une session de renforcement, séparément ou conjointement aux sessions de coaching, car les calendriers des initiatives sont différents (initiative sur un mois, sur un trimestre, sur une année). Il ne s'agit plus que de commencer.


09 avril 2015

CR ateliers du 31/10, 6-7/11/2014, 12/1/2015, 9-13/3/2015, 8/4/2015

Vendredi 31 octobre 2014

Tour de table introductif

L'acteur dans le cadre d'une entreprise (chapitre 1 de l'opuscule "Quels biscuits avez-vous en poche ?")

L'entretien de découverte (chapitre 1) : expérimentation et discussion

Jeudi 6 novembre 2014

L'outil Mindmap

La décomposition structurée du travail

Les estimations : recours à des projets antérieurs similaires, l'estimation à trois points (optimiste, plus probable, pessimiste)

Le retour d'expérience : expérimentation et discussion

Vendredi 7 novembre 2014

Révisions,

Les parties-prenantes, dont le commanditaire

Les objectifs couverts par l'initiative

L'analyse des parties-prenantes

A réaliser au cours de la période en entreprise

  1. Entretiens de découverte (Cf. chapitre 1) avec 3-7 personnes de votre service incluant le superviseur, mais en commençant par les opérateurs
  2. Retour d'expérience (Cf. chapitre 2) avec les mêmes, ensemble ou séparément
  3. Validation du retour d'expérience avec votre superviseur
  4. Analyse des parties prenantes (Cf. chapitres 3 et 4)
  5. Clarification des objectifs de votre service et validation avec votre superviseur (Cf. chapitre 3)
  6. Documentation d'une ou plusieurs initiative(s) possibles
  7. Choix de l'initiative que vous prendrez plus particulièrement à coeur au cours de votre alternance, choix en toute complicité avec votre superviseur

Lundi 12 janvier 2015

Révisions,

Retours d'expériences par groupes de 4 personnes. Ont été évoquées en particulier : l'intérêt de rencontrer des individus, la difficulté d'en rencontrer certains, la question de la sincérité des déclarations.

ADKAR® : présentation des 5 étapes : Je comprends, J'ai envie, Je connais, Je sais faire, Je suis renforcé.

A réaliser au cours de la période en entreprise (suite : certains participants ont tout juste commencé)

  1. Entretiens de découverte (Cf. chapitre 1) avec 3-7 personnes parmi celles qui sont impactées par vos initiatives, incluant le superviseur, mais en commençant par les opérateurs
  2. Retour d'expérience (Cf. chapitre 2) avec les mêmes, ensemble ou séparément
  3. Validation du retour d'expérience avec votre superviseur
  4. Analyse des parties prenantes (Cf. chapitres 3 et 4)
  5. Clarification des objectifs de votre service et validation avec votre superviseur (Cf. chapitre 3)
  6. Documentation d'une ou plusieurs initiative(s) possibles sous la forme de l'outil "Initiative-GROW-ADKAR..." disponible dans :
  7. Choix de l'initiative que vous prendrez plus particulièrement à coeur au cours de votre alternance, choix en toute complicité avec votre superviseur

Reste à faire au cours des ateliers à venir

Les outils ADKAR®

Les outils annexes utiles : relecture, etc.

One Page Project Manager

Examen premier semestre

Liste à trous pour 10 points + rédaction dirigée pour 10 points.

 

Lundi 9 & Vendredi 13 mars 2015

Retour d'expérience sur la période de stage réalisé.

Découverte et utilisation du OPPM tiré en A3 (vendredi, les présents expliquent aux absents de lundi).

Découverte et pratique de la relecture (annexe 3) et de la communication non-violente (annexe 4) par sous-groupes de 4 personnes.

Reste à faire

Déterminer le besoin et le programme éventuel d'une ou deux autres sessions. Due date : Vendredi 13 mars.

Pour le rapport de stage (soutenance fin septembre 2015)

Une fiche de description dûment remplie de l'initiative que vous avez choisie comme fil rouge de votre apprentissage en entreprise.

Un OPPM (manuscrit, tapuscrit) sur l'initiative en question.

 

Mercredi 8 avril 2015

 

ADKAR® : révision des 5 étapes : Je comprends, J'ai envie, Je connais, Je sais faire, Je suis renforcé.

 

Pour l'examen, quatre sujets possibles

 

ADKAR (question de cours)

QCM ou liste à trous (question de cours)

OPPM (documenter l'OPPM de votre initiative)

Vos 10 premiers jours comme responsable de formation en charge d'un projet

 

 

13 février 2015

Un changement d'outil informatique chez mon loueur de voiture

On loue des voitures depuis un siècle. Les loueurs de voiture utilisent l'informatique depuis des lustres. Ce mardi après-midi, j'entre dans la casemate de mon loueur préféré, ma pré-réservation à la main. 3/4 h plus tard, la responsable d'agence me remet un contrat rédigé de sa blanche main après que l'opérateur ait épuisé ses tentatives et sa patience sur le système. Et vendredi, au retour de la voiture, c'est une impression brute, au format interne à la société de location, qu'elle me tend après 20 minutes de lutte avec le système. Trois jours plus tard, je me connecte au site internet pour récupérer ma facture pour remboursement de note de frais et le système répond : "Nous n'avons pas trouvé de facture". Fiasco.

Que s'est-il passé ?

Les informaticiens centraux ont changé l'application informatique durant le week-end précédent, les deux opérateurs dans la casemate ont été formés la semaine d'avant et pourtant plus rien de fonctionne comme ils l'attendaient, les deux super-utilisateurs de la région sont débordés d'appels et renseignent au compte-goutte. Retour au mode dégradé, papier-stylo.

Qu'en tirer comme enseignement ? Selon la grille ADKAR® :

Conscience du changement ? Dans la casemate, aucun des employés n'a justifié le changement style "ils ont fait ça pour telle raison". Ou bien ils l'ignorent, ou bien ils n'y croient pas.

Désir du changement ? Les employés y gagnent pour l'instant des ennuis - et encore, à l'instant "t", j'étais le seul client. Je ne veux pas imaginer ce que ça a donné lorsque le dernier train du soir a déversé une douzaine de cadres dynamiques en attente de leur voiture de location.

Connaissances ? Les employés compulsent le support de cours qui leur a été remis la semaine précédente et ravivent leurs souvenirs comme ils peuvent.

Capacités ? Ces deux personnes sont à égalité de connaissance et de pratique, pas de super-utilisateur parmi eux ; les lignes téléphoniques des formateurs sont occupées, un seul appel aboutira, celui passé à une autre casemate de la région, là aussi dépourvue de super-utilisateur.

Renforcement ? Les opérateurs me disaient : "Depuis que notre informatique a été concentrée en Angleterre, ils nous font des modifications comme ça sans qu'on sache vraiment pourquoi". Il n'y a donc pas de renforcement ?

Je m'adresserais bien à la société de location de voiture pour débriefer avec elle de cet épisode. Change Management : business d'avenir ? 

12 janvier 2015

Manager le changement : un "elevator pitch".

A l'heure où nombre de projets peinent à réussir, savez-vous que le premier facteur-clé de succès d'un projet est l'implication des parties prenantes ?

Aujourd'hui, les équipes projet mettent en place un accompagnement du changement fondé sur l'information et la formation ("les participants auront 75% de bonnes réponses au quizz"), mais elles butent sur la résistance au changement des personnes qui ne désirent pas s'impliquer.

En adoptant l'approche Conscience-Désir-Connaissance, nous prenons la naturelle résistance au changement par le bon bout : d'abord chaque personne comprend le changement, puis elle a le désir de changer, puis elle est formée, coachée et finalement renforcée dans le changement.

Pour le commanditaire, c'est la somme des changements individuels qui aboutit à l'atteinte des objectifs business du projet. Et le projet a toutes les chances d'aboutir dans les temps et le budget qu'il a investi : comme tous jouent le jeu, l'organisation fonctionne et performe.

Nous préconisons une approche par le commanditaire, par les superviseurs et par les opérateurs, et nous aidons chacun spécifiquement selon son rôle jusqu'à ce que les objectifs business soient atteints. C'est ce qui nous différencie des autres approches.

Que diriez-vous si nous trouvions un moment dans votre agenda pour que nous nous voyions plus longuement et que vous puissiez décider si vous voulez essayer notre approche sur un projet concret ?

Pour une définition de l'elevator pitch.

30 septembre 2014

Genèse de l'opuscule.

A l'époque j'étais chef de projet chez IBM, je m'occupais de formation comme d'effets collatéraux des projets techniques. Je me demandais, pourquoi pas manager ? Pourquoi encore chef de projet, avec ses affectations temporaires, ses multiples pressions ? Et puis, je quitte IBM pour une petite société de services américaine, survient l'éclatement de la bulle internet et je me retrouve, comme beaucoup, au chômage. Qu'est-ce que je veux faire désormais ? Aidé par Richard N. Bolles ("What Color Is Your Parachute?"), voici ce que j'ai trouvé pour moi-même : aider mes contemporains à réaliser ce qui leur est demandé avec moins de temps et d'énergie afin qu'ils réinvestissent l'énergie et le temps gagnés à des choses qui ont du sens pour eux. Et comment mieux réussir qu'en poursuivant sur le chemin du management de projet ?

C'est ainsi qu'en parallèle de mes missions j'ai rédigé un premier opuscule : Manuel à l'usage des chefs de projet qui ont des parties prenantes difficiles

Et puis un second ouvrage appuyé sur le présent blog, que j'ai intitulé : Quels biscuits avez-vous en poche ? Pourquoi ce titre ? m'ont demandé quelques personnes. Principalement parce que lorsque nous partions en randonnée, j'avais alors 7 ou 8 ans, mes parents prenaient soin que nous ayons des remontants, des biscuits sucrés, pour nous ragaillardir en cas de faiblesse dans les passages difficiles. Et ces biscuits, c'étaient dans leurs poches à eux qu'ils les mettaient (de peur que nous les grignotions avant d'en avoir vraiment besoin ?) !

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18 novembre 2013

Projet 3. Comment s'assurer que ça marche, sur le terrain ? (déploiement)

Hypothèse / affirmation - savoir. Ce qui marche, c'est ce qui est livré (livrable = produit, processus, service, etc.).

Ce que nous avons conçu avec quelques utilisateurs clés, tous les utilisateurs l'utilisent. Rencontrons-les sur leurs postes de travail. Observons leurs actions, recueillons leurs remarques, répondons à leurs questions. Ce sont eux qui créent la valeur, nous sommes à leur service (mentalité que j'ai retenue de FAVI).

Outil - savoir-faire. ADKAR®. = Ability, coaching, mentoring.

GROWDiapositive-FR-EN

 

Le coach, au sens strict, ne conseille pas. Il accompagne le coaché sans lui proposer de solution--c'est au coaché d'accoucher. Le coach peut être externe à l'environnement.

Le mentor est plus expérimenté dans le rôle et dans l'environnement, il accompagne le mentoré et l'oriente par touches successives. Le mentor est de l'environnement, sans toutefois de lien hiérarchique avec le mentoré.

Deux outils puissants pour le coaching : le modèle GROW et la relecture.

Relecture

Expérimentation - savoir-être. Aider les opérateurs à utiliser les livrables. "One teach one": tenter les formations et revues entre pairs.

"Pour connaître, écoute les sages ; pour comprendre, enseigne."

Un pair = une personne du même métier que moi, aux responsabilités comparables, sans lien hiérarchique avec moi.

Références - savoir. ADKAR®.

Parties prenantes - responsabilité. Opérateurs, pairs.

Lire l'article Accompagner les protagonistes dans l'usage concret de la solution sur le nouveau site projet-initiative101.com

Voir "Comment réussir une initiative" sur le nouveau site projet-initiative101.com.

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