31 octobre 2016

Pour une prise de contact efficace par courriel

Michaël, pour ta recherche d'emploi, il y a, dans la droite ligne de l'auteur de référence (en ce qui me concerne), Richard Nelson BOLLES (Cf. son livre What Color Is Your Parachute?) deux plans dont nous venons de parler au téléphone, celui du courriel de prise de contact pour solliciter un entretien et celui du projet professionnel sensu stricto à développer au cours de l'entretien, sous forme d’elevator pitch.

Pour découvrir l'outil elevator pitch dans le nouveau site projet-initiative101.com

Pour le courriel de prise de contact, viser un courriel que tu liras à voix haute (exercice utile) en 2 minutes ou moins :

Bonjour, M/Mme XYZ. 

Je vous contacte de la part de (Untel).

Je fais... (mon parcours professionnel, d'où je viens--avec un verbe d'action (je fais aboutir les projets de mes clients depuis 199.) plutôt qu'un titre (je suis chef de projet) qui ne parle pas à tous de la même façon).

Je souhaite faire... (mon projet professionnel, idem un verbe d'action (je souhaite aider mes collègues à réussir leur projets au moindre coût en s'appuyant sur leur environnement et sur la décomposition structurée du travail) plutôt qu'un titre (je souhaite devenir consultant) qui ne plaît pas à tout le monde).

A cette étape de mon projet professionnel, je recueille le retour / feedback de professionnels pour le confronter au réel et l'affiner. 

(Untel) m'a recommandé de m'adresser à vous. Auriez-vous 20 minutes à m'accorder prochainement, afin que je vous expose mon projet et que vous disiez ce que vous en pensez ? Je précise que je ne sollicite ni stage ni emploi ni mission d'aucune sorte, juste votre feedback personnel.

Formule de politesse / Signature

 

Voici le brouillons des courriels que j'ai envoyés par saut de puces jusqu'à la personne qui avait le pouvoir et le désir de m'embaucher, pour information :

Mme R.,

Je vous contacte de la part de D. T.. Lucie, mon épouse, est invitée à travailler un an à la clinique M. dans le service de D. S. et nous l'accompagnons tous, nos trois enfants et moi-même. Nous prévoyons de nous rendre sur place en éclaireurs Lucie et moi dans la semaine du 14 juin.

Pour ma part, je fais aboutir des projets informatiques depuis 19 ans et ai reçu la certification Project Manager Professional en 2000, délivrée par le Project Management Institute basé en Pennsylvanie. Je travaillais alors chez IBM France. De plus, je forme des étudiants au référentiel PMI et j'aide des professionnels à réussir dans leur rôle de chef de projet, notamment ceux dont ce n'est pas la compétence première.

Durant cette année à Rochester, MN, je souhaite contribuer utilement à un ou plusieurs projets comme chef de projet, dans la planification, l'exécution ou la surveillance et le contrôle de ce(s) projet(s).

Je serais heureux de connaître votre avis sur la faisabilité de mon souhait et sur mon approche.

Puis-je vous demander vingt minutes de votre temps prochainement, au téléphone, à une heure de votre choix compte tenu du décalage horaire de 7 heures ?

En vous remerciant par avance, etc.

Voir aussi cet autre exemple de courriel pour solliciter un entretien-réseau dans le nouveau site projet-initiative101.com

 

Nota Bene : à tout contact généré par cette approche, tu dois répondre par un courriel de remerciement dans les 24 heures.

 

 


02 octobre 2016

Des boulots pour occuper les gens ?

David GRAEBER, auteur entre autres de "Dette : 5000 ans d'histoire" constate "l’hypertrophie du temps de travail qui veut que nous travaillons beaucoup pour des boulots dont une grande partie ne sert à rien d’autre qu’à occuper les gens". Je rapproche ça du constat de mes collègues informaticiens : entre 50 et 75% des applications informatiques que nous livrons sont inutilisées.

Qu'est-ce à dire ? En développant ces applications informatiques, en accomplissant ces projets, nous sommes-nous consacrés à des choses sans autre utilité que celle de nous occuper sainement ?

Si oui, alors poser la question de l'utilité d'une initiative avant d'en faire un projet est un problème. Comme est un problème de mesurer la différence qu'a faite une application informatique quelques mois après sa livraison. En effet, si nous renonçons à faire un projet parce qu'il est inutile, si nous montrons que 50% à 75% de nos livraisons sont inutiles, qu'adviendra-t-il de notre emploi ?

L'approche projet - ADKAR® promeut cette question initiale et cette revue post-démarrage. Et donc menace, d'une certaine façon, notre emploi. C'est ainsi que je m'explique la bonne foi de mon collègue informaticien dans une banque : jamais nous ne mesurons la différence qu'a faite un de nos projets.

En soi, les raisons sociales (le maintien de l'emploi) me paraissent légitimes. En même temps, le coût écologique de cette suractivité à haute technologie me semble démentiel.

Tout un système est à l'oeuvre. Il favorise les technologies les plus coûteuses et se pare d'écologie à la marge. Exemple : la HD, Haute Définition. Des mégapixels de clichés envoyés par des réseaux énormes sur ces serveurs colossaux dans des datacenters pharaoniques - mais refroidis de la plus écologique des façons. Tous les acteurs s'entendent et se renforcent les uns les autres. Les capacités croissent. Et l'utilité ?

Pour aider les gens à interroger leur modèle, il me semble qu'il faut aborder la question de l'emploi. Par exemple, qu'est-ce qui garantit que j'aurai un emploi si je quitte le bateau de la HD ? Ou celui du développement d'applications inutiles ?  Ou celui de l'accumulation d'informations superflues ? 

Est-ce la même situation pour la recherche de la Qualité ? Amis de Toyota, vous assortissez votre recherche Qualité par la promesse qu'il y aura toujours de problèmes, de toute façon, et donc aucun chômage pour ceux que passionne leur résolution.

Alors, que dire à ceux qui s'inquiètent et avouent : "nous voulons bien nous centrer sur l'utile au nom de l'écologie mais quid si nos emplois disparaissent ?"

Là, je sèche. Une idée ?

05 mars 2016

Résoudre des problèmes ET sauver son poste.

J'ai noté que Toyota assortit son système de production d'un engagement à maintenir les emplois.

Eh oui, me dis-je. Parce que gagner du temps en résolvant les problèmes, est-ce que ça ne menacerait pas mon poste ?

Mon blog a pour but, je le redis, de vous permettre de faire ce qui est demandé avec moins de temps et d'énergie afin que vous puissiez réinvestir cette énergie et ce temps gagnés dans ce qui a du sens pour vous, quoi que ce soit : la pêche à la gardèche, le farniente un livre à la main, une visite aux ancêtres, les joies familiales.

De fait, c'est moins de l'argent que ce blog permet à coup sûr d'obtenir, que du temps, oui, du temps.

Alors, qu'en faire, de ce temps gagné ?

Au travail, je peux craindre que ça se voie, que j'atteins mes objectifs avec moins de temps et d'énergie. Que dira mon chef ? Continuera-t-il à charger ma brouette jusqu'à ce qu'elle plie ? Dira-t-il que mon poste est devenu sans objet ?

Et si je m'occupais, dans mon temps de travail, à identifier puis résoudre les problèmes jusqu'à présent masqués par les derniers résolus ?

C'est vrai, je vois dans mon parcours de chef de projet des collègues monter en épingle des problèmes qu'eux seuls sont en mesure de pallier (du moins le croient-ils), du fait qu'eux seuls en connaissaient la source. Mais je hais la monotonie de leur quotidien : ils savent à l'avance ce qui les attend et rentrent chez eux le coeur à l'étroit.

Et puis, si le problème juste résolu est l'arbre qui cache une forêt, est-ce malin d'aller au devant de soucis inconnus ?

Pour ma part, outre l'inconfort que je ressens devant des soucis inconnus, j'ai dans l'idée qu'il m'est possible de choisir mes problèmes dans une large mesure - et de déléguer ceux que je n'ai pas choisis, précisément. Choisir ce qui occupe mon temps de travail, le début du luxe ;-)

Finalement, des problèmes, il s'en trouvera de nouveaux chaque fois que j'en résous. Je pense que nous sommes devenus experts à traiter avec les représentations de la réalité (les données, les informations), pas avec la réalité elle-même. Or, par définition, la réalité a le dernier mot.

Nous construisons un décalage entre la réalité et nous en manipulant des représentations de la réalité. C'est une source inépuisable de problèmes. Donc, pour ceux qui résolvent des problèmes, pas de chômage en vue, non, pas de chômage.

Toyota a, il me semble, une passion unique et salutaire pour la réalité, au point d'en faire un pilier de sa méthode, le Genchi Genbutsu. On y voit des manageurs observer l'atelier de près, de très près, on les voit s'approcher de la réalité.

Donc, moi, si j'avais du temps, je m'approcherais de la réalité, je ferais du Genchi Genbutsu, et je découvrirais des problèmes à résoudre qui m'occuperaient sainement et, une fois résolus, me laisseraient du temps pour lever à nouveau le nez du guidon et découvrir des gisements de problèmes - ou de productivité, comme on voudra. Voilà qui a du sens pour moi, à vivre avec d'autres.

Cela dit, s'atteler à régler un problème qui touche la collectivité est délicat. Cela touche au changement pour des personnes concrètes qui, souvent, connaissent le problème et l'ont apprivoisé. Comment faire, alors ? Quels biscuits avons-nous dans nos poches ? Quels atouts avons-nous dans notre manche ?

19 décembre 2015

Candidature spontanée : entretien de découverte, entretien d'embauche ?

Le 16/12/2015 11:36, Noémie a écrit :

Bonjour Pascal, 

Je te contacte car j’ai eu un retour sur une candidature spontanée que j’ai fait ce mois-ci. Il s’avère que par chance, c’est la boite dans laquelle je rêve de travailler : laboratoire XXX. Leur service R&D est l’un des plus dynamique dans le secteur des compléments alimentaires. Le poste est à pourvoir en Angleterre (l’entreprise est française et l’équipe sera majoritairement française).

J’ai un entretien ce vendredi. Je sais pas si tu aurais quelques conseils à me donner pour maximiser mes chances. Je compte refaire la fleur pour essayer d’être le plus au point possible.

Je te remercie !

Noémie

NOTA BENE : la Fleur, c'est celle de Richard Nelson BOLLES, dans "What Color Is Your Parachute?"

--------------

Noémie,

Désolé de lire ton message si tardivement, j'étais en déplacement à Montbéliard et je rentre là maintenant.
Un conseil ?
Est-ce un entretien de découverte ? il y a de ça, je pense.
Est-ce un entretien d'embauche ?
Est-ce un entretien de négociation ? Pas sûr, si tôt dans le processus.

Si j'étais la personne qui a le pouvoir de te recruter, et qui est intéressée par ta candidature, j'aimerais que notre entretien me permettre de me faire une idée sur ces 5 questions (du Parachute, what else ?) :
Est-ce que l'apparence de Mélanie me plaît ? Habits, attitude professionnelle, etc.
Est-ce que Mélanie est passionnée par ma boîte ?
Est-ce que Mélanie est passionnée par le job ?
Est-ce que Mélanie saura s'adapter aux personnes qui sont déjà là ?
Est-ce que Mélanie a l'extra boost d'énergie pour bien démarrer ?

En même temps, si j'étais toi, j'aurais à coeur que l'entretien me permette de me faire une idée sur ces questions :
A quoi marche cette entreprise ? Au fric, au service rendu à la société, à quelles valeurs ?
Est-ce que j'y serais heureux/-se ? à quoi est-ce que je peux le dire en les voyant / les écoutant ?
Qu'est-ce que leurs clients disent d'eux ? ("ils livrent souvent en retard / toujours à l'heure", etc.)
Qu'est-ce qu'ils font vraiment dans le job ? et s'ils créent le job pour moi, quel problème souhaitent-ils que je contribue à régler ?
Comment ont-ils fait de mieux jusqu'à présent pour régler ce problème ?
Qu'est-ce qu'ils veulent que leurs propres clients disent de la valeur que j'apporte dans mon travail ?
Quelles qualités devrait avoir la personne qu'ils recherchent pour réussir au mieux dans le job ?

Et souviens-toi,
tu es non une mendiante de travail mais une personne-ressource : tu fais partie de la solution;
tu ne parles pas argent avant d'avoir une idée plus large et claire de la collaboration attendue.

Tu auras une idée de la façon dont l'entretien se déroule en écoutant les questions et les propos de ton interlocuteur. S'il est fixé sur le passé, c'est bof. S'il parle de l'avenir, confiance, ça sent bon.

Bonne chance, que la Fleur soit avec toi !

Pascal

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14 mai 2015

Pourquoi l'opuscule "Quels biscuits avez-vous en poche ?"

Tout a commencé en 2012. Cours de management de projet aux étudiants de Master 2 Pro Qualité et Analyse. Je leur donne la parole : "Le management de projet, c'est vaste ; que voulez-vous que nous travaillions ensemble, à quoi verrez-vous que nous aurons réussi ?" Réponse unanime : "Donnez-nous confiance en nous-mêmes !"

Je me mets à rencontrer des responsables Qualité. Il y avait cette laiterie en Seine-et-Marne, la responsable Qualité était dans mon annuaire des anciens, je lui propose une interview, elle accepte de me recevoir. "Vous savez, vous venez au bon moment, la laiterie ferme dans deux jours". Cette entreprise dont le nouveau patron était fier : son produit phare venait de gagner une médaille au concours agricole. Las, des non-conformités lui firent perdre ses agréments. Le responsable Qualité de la laiterie tira le signal d'alarme, en vain. Rien n'émut le nouveau patron ni l'encadrement. Incapable de réussir les changements qui eussent résolu les non-conformités, la laiterie vit partir ses clients les plus importants. En six mois, elle ferma. Cause technique ? Non. Cause humaine ? Oui, certes. Alors, que faire ?

Et si le responsable Qualité avait trouvé un guide pour réussir le changement nécessaire, pour prendre les choses dans l'ordre, pour susciter l'adhésion des personnes et obtenir ensemble les résultats vitaux pour la survie de l'entreprise ?

Richard Nelson Bolles s'est attelé à What Color Is Your Parachute à 44 ans et c'est là son oeuvre, utile et nécessaire 40 ans pus tard. Chaque trimestre il invite chez lui des chercheurs d'emploi et anime avec eux un atelier d'une semaine, au cours de laquelle ou comme suite à laquelle il révise chaque année son opus. Son propos : être utile à ceux qui sont dans une situation plus critique que celle dans laquelle il se trouva, renvoyé de son emploi du jour au lendemain.

Et moi ? Mon propos : être utile à ceux qui sont à l'origine d'une idée ou d'une initiative à mener bien que n'ayant pas d'autorité hiérarchique, accompagner ceux que la crainte d'une résistance au changement paralyse ou ralentit, rassurer ceux dont l'emploi est en danger comme dans le cas de la laiterie de Seine-et-Marne, et enfin, amener chacun à réussir ensemble les changements nécessaires.

Ma façon de faire ? Considérer avec vous la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui, découvrir les ressources que nous avons en main - et je crois que nous avons tout ici et maintenant pour réussir - et commencer par le commencement. Vous avez là la trame du contenu de Quels biscuits avez-vous en poche ? Faites réussir vos initiatives Utilisez le juste nécessaire.

Au fait, pourquoi des biscuits ? Parce que, lorsque nous sortons en promenade, nous prenons soin d'anticiper la petite faim.
Et pourquoi "en poche" ? Parce que nous avons déjà ici et maintenant en notre possession toutes les facultés pour faire le job et bien le faire.
 
Pascal Le Deley's Books and Publications Spotlight

Pascal LE DELEY, PMP®, fait aboutir initiatives et projets de 6 à 6000 jours.hommes. Il forme au management de projet des responsables d'initiatives et des collègues manageurs de projets. Il fait partie de la communauté des praticiens en management du changement certifiés par Prosci.

http://www.lulu.com
 

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02 mai 2015

Mesurer les résultats business de nos projets informatiques n'est pas une évidence

Philippe G., chef de projet informatique dans une banque : Non, nous ne mesurons pas les résultats business de nos projets, il n'y a pas besoin de le faire et ça ne nous gêne en rien. Tout de suite après un projet, il y en a un autre à lancer, et les projets se succèdent. De toute façon, nous sommes à la traîne des besoins des utilisateurs, hélas. Nous sommes trop peu nombreux à l'informatique pour répondre à toutes leurs demandes. Cela fait que, lorsque nous leur livrons une application informatique, ils se jettent littéralement dessus.

Et si s'interroger sur les résultats business des projets, c'était risquer de s'apercevoir qu'on ne travaille pas sur les bons projets ? Ou bien que nos applications informatiques sont utilisées par une faction des utilisateurs à qui elles sont destinées ? Voire, qu'on est trop nombreux à la DSI ?

Cela vaudrait le coup d'ouvrir une cellule d'identification des idées et initiatives avant qu'elles ne deviennent projets, en même temps qu'une cellule d'évaluation des projets côté business.

14 janvier 2015

Entretiens de découverte et entretiens de validation de son projet professionnel

Dans le processus que Richard Nelson BOLLES propose dans What Color  is your Parachute ? A practical manual for job-hunters and carreer-changers, Berkeley, Ten Speed Press, 1992 et chaque année depuis, également en français : “De Quelle Couleur est votre Parachute ?”, dans ce processus, donc, il y a les entretiens de découverte et les entretiens de validation du projet professionnel une fois celui-ci déterminé.

Le but de l’entretien de découverte : apprendre du terrain, relire sa propre expérience, obtenir deux autres pistes pour poursuivre les entretiens de découverte.

Le but de l’appel pour solliciter un entretien de découverte : se faire inviter à un entretien de découverte.

Le but de l’entretien de validation du projet professionnel : recueillir les avis des personnes en place, obtenir deux autres pistes pour poursuivre les entretiens de validation du projet professionnel, aboutir à la personne qui a le pouvoir de m’embaucher.

Le but de l’appel pour solliciter un entretien de validation du projet professionnel : se faire inviter à un entretien de validation du projet professionnel.

Pour faciliter les choses, pour ceux qui auraient peur du téléphone, voici un guide de conversation pour solliciter au téléphone un rendez-vous pour un entretien de découverte. Pour le même en format WORD 1997 (*.doc) :

GuideConversationTelephoniqueEntretiensDecouverteEtValidationProjetProfessionnel

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Guide de conversation téléphonique pour entretiens de découverte

Ce guide de conversation téléphonique pour entretiens de découverte est largement inspiré de Richard Nelson BOLLES, What Color Is Your Parachute ?, Berkeley, Ten Speed Press.

Le but de l’entretien de découverte : apprendre du terrain, relire sa propre expérience, obtenir deux autres pistes pour poursuivre les entretiens de découverte.

Le but de l’appel pour solliciter un entretien de découverte : se faire inviter à un entretien de découverte.

 

Le but de l’entretien de validation du projet professionnel : recueillir les avis des personnes en place, obtenir deux autres pistes pour poursuivre les entretiens de validation du projet professionnel, aboutir à la personne qui a le pouvoir de m’embaucher.

Le but de l’appel pour solliciter un entretien de validation du projet professionnel : se faire inviter à un entretien de validation du projet professionnel.

 

DÉBUT

Je ne connais pas la personne à rencontrer

  • Appeler le standard de l’entreprise.

Sinon...

  • Appeler la personne.

ÉTAPE A

Bonjour, Madame/Monsieur. Je m’appelle Matthieu L.

Est-ce que je vous dérange ?

La personne répond « oui »

  • A quel moment puis-je vous rappeler sans vous déranger ?
  • GO TO ÉTAPE D.

Nous sommes en janvier

  • Je vous présente mes meilleurs vœux

Je suis recommandé par une personne

  • Je vous appelle de la part de ...

Je me présente : j’ai 20 ans, je suis pris chez les Compagnons du Devoir pour une formation de chaudronnier niveau CAP qui débutera en septembre 2015.

Je suis passionné du travail du métal mais cherche à en savoir plus sur le métier de chaudronnier.

A ce stade, je rencontre des personnes qui travaillent le métal pour leur poser des questions sur leur métier.


ÉTAPE B

SCENARIO #1 : Je ne connais pas la personne à rencontrer (j’appelle le standard ou la personne que je suis en train d’appeler ne peut me recevoir)

  • Si non : go to Etape C

Est-ce que vous connaissez dans votre entreprise une personne à qui je peux m’adresser et qui pourrait répondre à mes questions ?

Je précise que je demande ni emploi ni stage, je demande juste à poser des questions à un professionnel du travail du métal.

La personne répond « non »

  • GO TO ÉTAPE D.

Comment s’appelle cette personne ?

 

Est-ce que vous pourriez s’il vous plait me mettre en relation avec elle ?

La personne répond « non »

  • A quel moment est-ce que je peux contacter la personne en question ?
  • Est-ce que cette personne a un téléphone direct où je peux la joindre ?
  • Ou cette personne a-t-elle une adresse email ?
  • GOTO ÉTAPE D.

Merci, je reste en ligne.

L’opérateur transfère la ligne.

GO TO ÉTAPE A.

ÉTAPE C

SCENARIO #2 : Je connais la personne à rencontrer (parce que le standard me la passe ou parce que c’est elle que j’appelle en direct)

Je suis recommandé par une personne

  • Untel/Unetelle m’a invité à vous contacter.

Est-ce que je pourrais vous rencontrer prochainement pour vous poser ces trois questions :

  1. Qu’est-ce que vous faites, en quoi consiste une journée typique pour vous ?
  2. Qu’est-ce qui est difficile ?
  3. Avec qui vous travaillez ?

La personne répond « non »

  • GO TO ÉTAPE B.

 

ÉTAPE D

Je vous remercie pour votre accueil et pour votre temps.

Est-ce que je peux vous demander votre adresse email pour vous envoyer un mot de remerciement ?

 

Merci à vous. Au revoir / à bientôt

 

 

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05 février 2014

Pour un message percutant, l'elevator pitch

Michaël, pour ta recherche d'emploi, il y a, dans la droite ligne de l'auteur de référence (en ce qui me concerne), Richard Nelson BOLLES (Cf. son livre What Color Is Your Parachute?) deux plans dont nous venons de parler au téléphone, celui du courriel de prise de contact pour solliciter un entretien et celui du projet professionnel sensu stricto à développer au cours de l'entretien, sous forme d’elevator pitch.

Quant au projet professionnel, un elevator pitch, comme proposé par Isabelle Genest ci-dessous, est un outil puissant.

L'elevator pitch

Le rédiger, par écrit. Question taille, il devrait pouvoir être dit à haute voix en moins de 5 minutes.

Le point 6 (l'action à laquelle je vous convie) est le moment où je puis demander quelque chose à mon interlocuteur : son feedback, deux contacts de ses connaissances à qui je puis demander le même service, etc.

Et puis, après l'entretien, envoyer un courriel de remerciement au plus tôt, idéalement dans les 24 heures

Bon courage !

Pour un exemple d'elevator pitch appliqué au change management.

Sur le nouveau site projet-initiative101.com, la présentation de l'elevator pitch et un exemple réel d'elevator pitch avec mindmap.

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