02 juin 2015

GED (gestion électronique des documents) et management du changement

Je me demande si des éditeurs d'applications de gestion électronique des documents (GED), entre autres, n'auraient pas intérêt à proposer une prestation d'accompagnement au changement.
De fait, je rencontre deux collègues d'une entreprise du CAC40 qui évoquent ce projet de GED livrée il y a deux ans mais terriblement sous-utilisée et les objectifs manqués d'économie et d'efficacité.
Peut-être la démarche de management du changement a-t-elle été proposée, mais j'entends que rien n'a été réalisé en accompagnement. En tous cas, le constat est là :
En substance, 50% des personnes utilisent la GED mais encore à 50% des capacités d'icelle, chacun utilise ses propres arborescences pour classer les documents.

Pour la petite histoire, certains habitués des projets PLM (Product Lifecycle Management) parlent du syndrome 20-20-100 : 20% des utilisateurs ciblés utilisent l’outil PLM, 20% des fonctionnalités sont utilisées, 100% du budget du projet est consommé avant la fin...

Les disques virtuels de stockage restent utilisés et donc maintenus, malgré leur désordre tel que nul ne sait vraiment où trouver quoi s'il n'est introduit dans les arcanes.
N'est-ce pas un cas d'école pour le management du changement ?
Ne serait-ce pas dans l'intérêt des éditeurs de faire en sorte que le produit installé à grands frais ne déçoive pas leurs clients dans le court et moyen terme - une non-productivité devenue notoire de leurs produits devrait durcir leurs relations commerciales, non ? 


17 février 2015

Let's start with Why, commençons par le "pourquoi"

"Libérer l'initiative dans l'entreprise permet d'améliorer la performance financière", pouvons-nous lire dans Capital le 19/05/2010. Idem, ce matin du 27 avril 2017 à France-Infos, les conclusions d'une enquête : les entreprises se portent mieux à donner l'initiative à leurs collaborateurs.

Donner l'initiative, certes, mais comment la prendre ? Toute bonne idée réussit, est-ce évident ? Non, nous le savons. La bonne idée ne suffit pas. 

De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'un blog où vous et moi partageons nos expériences et nos rencontres pour réussir une initiative, un changement, avec des collègues. Ni vous ni moi ne sommes responsables hiérarchiques, pourtant nous pensons qu'il y a urgence et que le jeu du changement en vaut la chandelle.

C'est l'histoire de la mise à jour de l'application informatique de location de voiture qui avait basculé en un week-end. Les agents étaient désespérés pendant les 10 jours qui ont suivi. Les clients râlaient contre le temps d'attente (45 mn de traitement par dossier). Ils ont fui vers les comptoirs concurrents.

C'est l'histoire de la dernière laiterie de Seine-et-Marne à qui ses clients reprochaient la non-qualité. Le management est resté sourd aux appels de la responsable Qualité, les opérateurs n'ont pas changé leurs habitudes. La laiterie a fermé.

Cet espace est dédié aux parties-prenantes du changement pour qu'elles ne soient plus victimes de découragement mais plutôt actrices du succès, pour stopper la galère, pour atteindre des objectifs business et retrouver le plaisir de travailler ensemble.

Commencer dès l'idée, la transformer en initiative, conduire l'initiative en projet, renforcer le changement obtenu. Comment s'y prendre ? Un outil : Quels biscuits avez-vous en poche ? Faites réussir vos initiatives, utilisez le juste nécessaire !, et un espace d'échange : ce blog. Enjoy ! 

Nota : un collègue me dirige vers Simon Sinek, "Let's start with Why" (Commençons par "pourquoi"). Je recommande !

 

13 février 2015

Un changement d'outil informatique chez mon loueur de voiture

On loue des voitures depuis un siècle. Les loueurs de voiture utilisent l'informatique depuis des lustres. Ce mardi après-midi, j'entre dans la casemate de mon loueur préféré, ma pré-réservation à la main. 3/4 h plus tard, la responsable d'agence me remet un contrat rédigé de sa blanche main après que l'opérateur ait épuisé ses tentatives et sa patience sur le système. Et vendredi, au retour de la voiture, c'est une impression brute, au format interne à la société de location, qu'elle me tend après 20 minutes de lutte avec le système. Trois jours plus tard, je me connecte au site internet pour récupérer ma facture pour remboursement de note de frais et le système répond : "Nous n'avons pas trouvé de facture". Fiasco.

Que s'est-il passé ?

Les informaticiens centraux ont changé l'application informatique durant le week-end précédent, les deux opérateurs dans la casemate ont été formés la semaine d'avant et pourtant plus rien de fonctionne comme ils l'attendaient, les deux super-utilisateurs de la région sont débordés d'appels et renseignent au compte-goutte. Retour au mode dégradé, papier-stylo.

Qu'en tirer comme enseignement ? Selon la grille ADKAR® :

Conscience du changement ? Dans la casemate, aucun des employés n'a justifié le changement style "ils ont fait ça pour telle raison". Ou bien ils l'ignorent, ou bien ils n'y croient pas.

Désir du changement ? Les employés y gagnent pour l'instant des ennuis - et encore, à l'instant "t", j'étais le seul client. Je ne veux pas imaginer ce que ça a donné lorsque le dernier train du soir a déversé une douzaine de cadres dynamiques en attente de leur voiture de location.

Connaissances ? Les employés compulsent le support de cours qui leur a été remis la semaine précédente et ravivent leurs souvenirs comme ils peuvent.

Capacités ? Ces deux personnes sont à égalité de connaissance et de pratique, pas de super-utilisateur parmi eux ; les lignes téléphoniques des formateurs sont occupées, un seul appel aboutira, celui passé à une autre casemate de la région, là aussi dépourvue de super-utilisateur.

Renforcement ? Les opérateurs me disaient : "Depuis que notre informatique a été concentrée en Angleterre, ils nous font des modifications comme ça sans qu'on sache vraiment pourquoi". Il n'y a donc pas de renforcement ?

Je m'adresserais bien à la société de location de voiture pour débriefer avec elle de cet épisode. Change Management : business d'avenir ?