Manager un projet - maîtriser la communication

22 janvier 2016

Qu'est-ce qui m'importe ? Que ce soit beau ou que ce soit utilisé ?

Je peux me tromper, mais j'ai l'impression que, selon les personnes et les situations, voire selon les moments de la vie pour une personne donnée, nous donnons des réponses sensiblement différentes à cette question : Qui dit que c'est OK ? Est-ce que c'est moi qui dis que c'est bon, ou mon client, et qui chez mon client ? Celui qui paie ? Celui qui utilise ? Celui qui s'est engagé en tant que manageur ?

Par exemple, sur mon plateau projet, Xave me semble préoccupée par le fait d'être jugée comme pertinente, que ses questions soient jugées comme pertinentes, que son travail soit vu comme pertinent, que ses réflexions, que sa méthode soient reconnues comme pertinentes. Avec dix ans de plus qu'elle, je me rends compte que ce qui m'importe, c'est que mon travail soit utilisé.

Je ne voyais pas les choses comme ça au début, et aujourd'hui, si le client me paie cher, très cher, et que je livre quelque chose comme un ou deux diapos, quelques fonctionnalités, une Logan par exemple, et que le client l'utilise, je suis content. Alors, peut-être que j'aurais été plus content de moi, plus fier de moi de livrer une Rolls. Peut-être que j'aurais trouvé plus convenable, compte tenu de l'investissement du client, de lui livrer une Rolls plutôt qu'une Logan, et en même temps, là, le client découvre que c'est une Logan qu'il souhaitait ; il découvre qu'il l'utilise pour aller où il veut, librement : pour aller au supermarché, pour rouler sur les chemins de traverses, plutôt que de ne pas sortir sa Rolls de peur qu'elle soit abîmée sur le parking du supermarché ou par les branches basses dans les chemins forestiers.

Je me rends compte que je me suis décentré de mes propres jugements de valeur, débarrassé, en quelque sorte, de l'autosatisfaction. Du coup, je me sens mieux au travail. 

Le vrai génie, c'est de durer. Goethe.

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09 octobre 2015

Première rencontre par téléphone ?

Une première rencontre par téléphone, Isabelle répond à mes questions, j’ai le sentiment de lui tirer les vers du nez. De fait, pourquoi se confierait-elle à moi, c’est notre premier contact et je ne suis qu’une voix au téléphone et un titre/une fonction sur un listing ?

Pour ma part, je fais l'hypothèse que chaque partie prenante a par défaut, pour commencer,  le pied sur le frein. A moi de faire en sorte qu'elle ôte le pied du frein, passe une vitesse et avance. Pour ce faire, je prends soin de rencontrer chaque partie prenante, idéalement de visu, et de l'écouter, avant de lui demander quoi que ce soit.

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22 juin 2015

Coller aux spécifications, même si je suis en retard

Ruches livrées avec un mois, puis deux mois, puis trois mois de retard. Ce n'est pas grave, me dis-je, je les ai commandées pour les recevoir avec quatre mois d'avance par rapport à mes besoins.

Arrivé à l'atelier, je m'entends dire : je vous les ai passées à l'huile de lin, vous verrez, c'est super.

Eh bien non. Non, parce que je souhaitais lasurer ces ruches et leur huilage me rend la vie plus difficile.

Mais je n'avais pas précisé : je compte lasurer les ruches, sous-entendu je les veux en bois brut non huilé.

Et j'avais fait l'hypothèse : il me livrera comme la fois dernière des ruches en bois brut non huilé.

Certainement, piteux d'avoir accumulé tant de retard, l'artisan a cru me faire plaisir.

Moralité : si je suis en retard, tant pis, je livre aussi brut que le cahier des charges me le demande.

Moralité bis : dire, préciser, redire et repréciser ce que je fais, ce que je demande et ce que je livre.

Moralité ter : ne pas faire de supposition ; si je veux une réponse, poser la question.

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