30 mai 2014

Interview : Est-ce une bouteille à la mer ?

(PB : Pascal Bohn, PMP, PgMP)

(PLD : Pascal Le Deley, PMP, auteur de "Initiative101")

PB - Ton opuscule, est-ce une bouteille à la mer ?

PLD - J'ai été au chômage en 2002, comme beaucoup de collègues à l'occasion de l'éclatement de la bulle internet. J'ai alors repris le fil de ma carrière et j'ai cherché ce que je voulais vraiment faire. Et j'ai trouvé ceci : je veux qu'à mon enterrement, dix personnes défilent au micro et disent : "voilà, nous avons connu Pascal, nous avons travaillé avec lui et depuis, nous faisons ce qui nous est demandé avec moins d'énergie et de temps et nous investissons du temps et de l'énergie dans ce qui a du sens pour nous". C'est ce que je veux faire de ma vie professionnelle depuis lors.

J'ai écrit cet opuscule afin d'aider concrètement quiconque est face à un changement, à y consacrer l'énergie et le temps juste nécessaires et à le faire aboutir, le faire réussir.

PB - D'où vient-il, cet opuscule ?

PLD - En 2005, à la demande de deux groupes de collaborateurs, j'ai rédigé 70 pages sur des situations typiques de projet : on est en retard avant de commencer, personne ne vient à la réunion, les décisions prises sont remises en question, etc. J'ai partagé largement cet opuscule-là autour de moi et tous mes collègues l'ont trouvé pertinent, certains l'ont même enrichi.

En 2013, je rencontre les apprentis qualiticiens (Master 2 Professionnel Qualité et Analyse à l'Université Paris Est Créteil) et j'ai voulu reprendre mon opuscule de fond en combles : par quel bout prendre une initiative ? Comment s'y prendre pour réussir malgré les résistances au changement ?

PB - Beaucoup de changements échouent, pourtant.

PLD - Oui, et en même temps ce n'est pas une fatalité. Je propose une attitude d'artisan de changements collectifs, à commencer par définir le changement bénéfique à ma communauté.

PB-- Dans la partie crédo, tu affirmes beaucoup de choses. Si je ne partage pas tes affirmations, dois-je continuer à lire et pratiquer ton opuscule ?

PLD - C'est vrai, je viens de quelque part. Je trouve honnête de dire d'où je viens. Toutes mes croyances ne sont pas partagées.

C'est comme si je faisais visiter mon jardin. Les visiteurs pourraient imaginer que c'est venu en une saison, ces arbres, ces roses, mais non. Leur dire mon crédo, c'est comme leur mettre en main les outils que j'ai utilisés toutes les dernières saisons pour obtenir ce jardin-là, à eux de voir s'ils souhaitent utiliser les mêmes outils ou s'ils préfèrent en utiliser d'autres. Utiliser ses propres outils, c'est bien, et les connaître pour mieux les utiliser, c'est bien aussi. Je veux amener chacun à se dire à soi-même quels outils il/elle a, quelles croyances.

Des collègues plus expérimentés ont fertilisé ce jardin, des visiteurs l'ont trouvé utile : je partage ce que j'ai reçu, je mets à disposition du plus grand nombre ce que certains, dont moi-même, ont trouvé efficace. 

PB - Pourquoi parles-tu d'initiative ? Pourquoi pas de projet ou de changement, directement ?

PLD - C'est qu'un changement ou un projet commencent par être une initiative, comme un bébé commence par être un embryon. Tout se forme in utero et si tout s'y passe bien, le projet ou le changement devraient grandir harmonieusement.

PB - Tu poses la question : "quel sens ça a, ce qu'on me demande de faire ?"

PLD - Oui, la question "quel sens ça a ?" est pour moi centrale. Or, je crois que je peux amener un commanditaire à partager le sens que je donne à une initiative que je prends, et je crois aussi que je peux amener un commanditaire à réviser le sens qu'il donnait à une initiative qu'il prend en fonction de mes inputs. C'est un défi central, et je donne des moyens concrets de le relever.

PB - Alors, cet opuscule, livre ou cahier d'exercices ?

PLD - En fait, l'opuscule imprimé se veut un compagnon de route, un carnet de terrain : il y a le juste nécessaire pour faire les choses, pour les faire vraiment. Pour aller plus loin, il y a ce blog, avec des indexes qui facilitent la recherche. C'est simple, il faut juste le faire. C'est en faisant qu'on apprend et qu'on s'affûte. C'est même curieux, plus je fais, plus mes outils s'affûtent - beaucoup pourraient en témoigner.

PB - Finalement, en quoi ton opuscule est-il le juste nécessaire pour réaliser ce que tu veux vraiment faire ? Pourquoi cet opuscule plutôt qu'un allumeur de barbecue, qui lui aussi épargne du temps et des forces ?

PLD - Parce qu'il y a des changements partout et que, en réussissant un premier changement, nous trouvons d'autres changements à réaliser et à réussir. Je ne crois pas à des aboutissements où nous pourrions nous reposer sur nos lauriers. Je crois à la marche, au pas à pas, je crois que d'autres commencements succèdent aux premiers commencements, mais il nous faut réussir un commencement comme il nous faut réussir un pas pour marcher plus loin. Mon opuscule, c'est ça : aider à réussir ce pas-là et les autres à venir, les uns après les autres, sur le chemin propre à chacun.

 

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Is "What Aces Up Your Sleeve?" a message in a bottle?

(PB = Pascal BOHN, PMP, PgMP)

PB - Your booklet, is it a message in a bottle? Do you have a target?

I had harsh times when I was unemployed in 2002, as many colleagues during the bursting of the internet bubble. I then picked up the thread of my career and I figured out what I wanted to do . And I found this: I want at my funeral ten people to say in the microphone: "look, we experienced Pascal, we worked together with him and since then we do what we are asked to do with economy of energy and time and we invest time and energy in what we find meaningful for us". This is what I devote my work to since 2002.

I wrote this booklet to help anyone who is actually facing a change to make, to devote just needed time and energy to make it succeed .

PB - Where does this booklet come from?

In 2005, I was requested by two groups of employees to write down what our conversations were about. It took 70 pages on typical project situations: you’re late before you start, no one comes to the meeting, decisions are challenged, etc. I shared widely this booklet then around me and all my colleagues have found it relevant, some even offered their contribution and made it richer.

In 2013, I met apprentices qualiticians (Master 2 Professional Quality and Analysis at the University Paris Est Créteil) and I wanted to rebuild my pamphlet from top to bottom: what to do with an initiative? How to succeed despite resistance to change?

PB-- A lot of changes fail, though.

For sure, but it's not written. I'm suggesting an attitude for being a artisan of a collective change, starting with defining which change may benefit my community.

PB - In the Credo part, you affirm many things. If I disagree with your statements, should I keep on reading and practicing your booklet?

It's true, I belong to my background. I think it’s fair to say where I come from. And, obviously, you may not share all my beliefs.

It's as if I was leading a visit to my garden. Visitors could imagine that it all came out in a season, the trees, the roses, but no. Stating my creed is like putting my tools in their hand, the gardening tools I used all the last seasons, for them to figure out if they want to use the same tools or if they prefer to use theirs. It’s fine using our own tools, and knowing how to use them better, that's fine too. I want to bring everyone to tell oneself what tools, what beliefs they have.

More experienced colleagues have fertilized the garden, previous visitors have found it useful: I’m sharing what I received, I’m providing what some people, including myself, have found effective.

PB - Why are you talking about "initiative"? Why not "project" or "change"?

I believe any change or project begins as an initiative, like a baby begins as an embryo. All of it forms in utero and if everything is doing well at that early stage, the project or the change should grow harmoniously.

PB - You question the meaning of what we are asked to do.

Yes, definitely. The question "what meaning has it?" is central to me. I think I can bring a sponsor to share the meaning I give to an initiative that I’m taking, and I believe I can bring a sponsor to revise the meaning they gave to an initiative they support according to my inputs. The meaning of our endeavors is a central challenge, and I give concrete ways to meet it in the workbook.

PB - So this pamphlet, book or workbook?

In fact, I intended the printed booklet to be a companion, a field book: it features the bare essentials to get things done. For anyone willing to go further, there is this blog, with indexes that facilitate research. It's simple, you just do it. And the more you do it, the sharper your tools are—many people can testify.

PB - Finally, would you say your booklet it the bare essential to achieve what you really want to do? Why have you chosen to deliver this booklet rather than a barbecue lighter, which saves time and forces, too?

Because there are changes everywhere and, once we have succeeded in a given change, we find other changes to achieve and succeed in. I do not believe in achievements where we would rest as in a sofa. I believe in walking, stepping, I think the first beginnings make us walk into other beginnings, but we need to succeed in the present beginning before walking away towards another one. My booklet is about this: to help people succeed here and now and then walk some more distance, one step after the other, on their own way.

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05 mai 2014

Compte-rendu de notre atelier du 5 mai 2014

Manon,

Pouvez-vous SVP réviser le présent compte-rendu avec Orantis et, s'il vous agrée, le communiquer à vos camarades ?

Les pages ci-dessous font référence au polycopié distribué "Quels biscuits avez-vous en poche ?", première impression.

Ce que nous avons fait lors de cette rencontre (lundi 5 mai, 9h00-12h00) :

Tour de table fleurs et valises

Exercice en sous-groupes sur la relecture, annexe 2 p. 51

Exercice en sous-groupes sur la communication non violente, annexe 3 p. 53

Explication de la feuille Excel One Page Project Manager, annexe 7 p. 61

Retour d’expérience des ateliers de management de projet

Distribution de l’opuscule dernière version : Quels Biscuits Avez-Vous En Poche ?

Explication de l’évaluation des ateliers :

  1. Un retour d’expérience écrit sur ce qu’a changé ce que nous avons vus du management de projet dans votre travail en entreprise.
  2. Ou bien, la page OPPM de votre initiative/mission actuelle en entreprise.

A réaliser au cours de la période en entreprise :

Continuer à rencontrer les parties prenantes--celles dont les personnes rencontrées ont parlé.

Valider auprès du commanditaire qu'il/elle est conscient de son rôle, livrable = tableau p. 16.

Valider auprès de lui/d'elle l'état des lieux que nous avons relevé, livrable = tableau pp. 12-13.

Valider auprès de lui/d'elle les objectifs de l'unité business et comment notre mission/travail/initiative y contribue, livrable = tableau p. 17.

Compléter et valider le tableau des parties prenantes, livrable = tableau pp. 20-21.

Pratiquer le One Page Project Manager, référencé page 61.

Rappel : le tableau des parties prenantes est un document confidentiel entre vous et le commanditaire, c'est préférable.

VOTRE RETOUR D’EXPERIENCE :

CE QUI ÉTAIT OK

Les exercices en groupe,

Cours interactif, relation d’égal à égal,

Le support de cours est bon (« Quels Biscuits Avez-Vous En Poche ? »),

Bons outils de gestion d’équipe,

Fleurs et Valises ont amélioré la communication dans le groupe, a créé une relation plus intime,

La sympathie de l’animateur et sa bonne humeur.

CE QUI MÉRITERAIT AMÉLIORATION

Le cours Management de projet arrive tard dans l’année universitaire (évocation de la rencontre des collaborateurs, One Page Project Manager, etc.).

Nous voudrions plus de mises en situation en groupe sur des cas concrets (exemple : gestion de conflits), plutôt que des groupes de travail

LES QUESTIONS EN SUSPENS

Nous pourrions construire un projet ensemble, ça ferait l’étude de cas et nous suivrions les étapes de l’opuscule. Exemple : monter une entreprise fictive et créer des jeux de rôles.

Vous avez comme toujours accès au blog en vous repérant grâce à la page "INDEX Booklet mars 2014" :

http://initiative101.canalblog.com/pages/index-booklet-mars-2014--quels-biscuits-avez-vous-en-poche---/29346622.html

Je suis à votre entière disposition pour toute suggestion / correction.

Bon courage pour la fin de votre M2 ! Hauts les coeurs !

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12 avril 2014

Compte-rendu de notre atelier du 11 avril 2014

Manon,
Pouvez-vous SVP réviser le présent compte-rendu avec Orantis et, s'il vous agrée, le communiquer à vos camarades ?
Les pages ci-dessous font référence au polycopié distribué "Quels biscuits avez-vous en poche ?", première impression.

Rappel de l'atelier précédent.

Ce que nous avons fait lors de cette rencontre (vendredi 11 avril, 9h00-12h00) :

Tour de table fleurs et valises
Explication de la trame du support de cours, l'approche ADKAR
Mise en évidence des trois parties prenantes clés avec lesquelles nous traitons : le commanditaire, le superviseur, l'opérateur.
Mise en évidence des quatre rôles clés : le responsable approbateur, le collaborateur, le consulté, l'informé (le "RACI").
Commentaire des annexes du support de cours : relecture, communication non-violente, négociation, OPPM, etc.
Echange en sous-groupes sur l'analyse des parties prenantes, chapitre 4 pp. 20-21
Echange en sous-groupes sur le dialogue superviseur-opérateur chapitre 8 p. 35

A réaliser au cours de la période en entreprise :

Continuer à rencontrer les parties prenantes--celles dont les personnes rencontrées ont parlé.
Valider auprès du commanditaire qu'il/elle est conscient de son rôle, livrable = tableau p. 16.
Valider auprès de lui/d'elle l'état des lieux que nous avons relevé, livrable = tableau pp. 12-13.
Valider auprès de lui/d'elle les objectifs de l'unité business et comment notre mission/travail/initiative y contribue, livrable = tableau p. 17.
Compléter et valider le tableau des parties prenantes, livrable = tableau pp. 20-21.
Prendre connaissance du One Page Project Manager, référencé page 61.
Choisir les annexes à expérimenter ensemble lors de notre dernier atelier, pp. 49 et suivantes.

Rappel : le tableau des parties prenantes est un document confidentiel entre vous et le commanditaire, c'est préférable.

Ce que nous ferons lundi 5 mai, 9h00-12h00 :

Tour de table fleurs et valises
Utilisation du One Page Project Manager, référencé page 61.
Expérimentation en sous-groupes des annexes choisies : relecture, communication non-violente, négociation, etc.

Vous avez comme toujours accès au blog en vous repérant grâce à la page "INDEX Booklet mars 2014" :

Cordialement, Best regards,
Pascal Le Deley

02 avril 2014

Supervision ou Analyse de la pratique ?

Nous pourrions vivre mieux nos situations de travail en en parlant avec les parties prenantes. Supervision ou analyse de la pratique ?

Supervision : expression des affects personnels dans un groupe de parole ou dans une relation 1 à 1. Teinte "psychologie".

Analyse de la pratique : relecture en commun des événements vécus en commun. Couleur "méthodologie".

Quand le faire : clairement en fin de session ; optionnellement en milieu de session.

Pourquoi le faire : pour désamorcer les réticences, pour préparer la session à venir, pour traiter les dysfonctionnements avant qu'ils ne nous traitent, 

Que risque-t-on à ne pas le faire : conduire des autos bloquées en 2nde voire casser des boîtes de vitesse.

En quoi ça s'aligne avec nos objectifs : nous mettrons notre énergie sur les choses juste nécessaires.

Notez que j'emploie la structure du discours "Prise de Conscience" que le commanditaire de l'initiative pourrait tenir. En effet, introduire dans le fonctionnement d'équipe de la supervision ou de l'analyse de la pratique, c'est une initiative collective. A ce titre, elle tirera profit de l'application du Modèle ADKAR®.


31 mars 2014

Compte rendu de notre atelier du 31 mars 2014

Manon,
Pouvez-vous SVP réviser le présent compte-rendu avec Orantis et, s'il vous agrée, le communiquer à vos camarades ?
Les pages ci-dessous font référence au polycopié distribué "Quels biscuits avez-vous en poche ?", première impression.

Objectif de la rencontre (lundi 31 mars, 9h30-12h30) :

Comprendre notre environnement,
afin de mieux réussir ce que nous réalisons au coeur de cet environnement
avec conscience, empathie et opiniâtreté.

Ce que nous avons fait lors de cette rencontre :

Tour de table "fleur et valise".
Remise en mémoire des sujets abordés la fois dernière.
Retour d'expérience sur les entretiens de découverte.
Focus sur la notion de livrable, de préférence à celle d'activité/tâche.
Discussion en sous-groupe sur l'état des lieux dans notre unité business, pp. 12-13.
Découvrir le commanditaire, les objectifs de l'unité business et comment notre mission/travail/initiative y contribue, pp 15-18.
Découvrir les parties prenantes, pp 19-22.

A réaliser avant la prochaine rencontre (vendredi 11 avril, 9h-12h) :

Identifier le commanditaire, livrable = tableau p. 16.
Faire une liste des objectifs de l'unité business et estimer comment notre mission/travail/initiative y contribue, livrable = tableau p. 17.
Faire une liste des parties prenantes et estimer leurs enjeux, les impacts de et sur elles, les stratégies à adopter et la communication, livrable = tableau pp. 20-21.

A réaliser au cours de la période en entreprise :
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Continuer à rencontrer les parties prenantes--celles dont les personnes rencontrées ont parlé.
Valider auprès du commanditaire qu'il/elle est conscient de son rôle, livrable = tableau p. 16.
Valider auprès de lui/d'elle l'état des lieux que nous avons relevé, livrable = tableau pp. 12-13.
Valider auprès de lui/d'elle les objectifs de l'unité business et comment notre mission/travail/initiative y contribue, livrable = tableau p. 17.
Compléter et valider le tableau des parties prenantes, livrable = tableau pp. 20-21.

Rappel : le tableau des parties prenantes est un document confidentiel entre vous et le commanditaire, c'est préférable.

Rappel : Vous avez accès au blog en vous repérant grâce à la page "INDEX Booklet mars 2014" http://initiative101.canalblog.com/pages/index-booklet-mars-2014--quels-biscuits-avez-vous-en-poche---/29346622.html

Je suis à votre entière disposition pour toute suggestion / correction.

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17 mars 2014

Initiation : why bother ?

We read in a PMI-like test : Which phase of the project life cycle typically has the highest uncertainty and risk associated with it ?

  1. Initiation.
  2. Development.
  3. Execution.
  4. Conclusion.

Jumping right on the planning phase lets most of the uncertainty unsolved. So, let's deal with it from the initiation--the very purpose of the present blog.

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03 mars 2014

Compte rendu de notre atelier du 3 mars 2014. Première rencontre.

Manon,
Pouvez-vous SVP réviser le présent compte-rendu avec Orantis et, s'il vous agrée, le communiquer à vos camarades ?
Les pages ci-dessous font référence au polycopié distribué "Quels biscuits avez-vous en poche ?", première impression.

Ce que nous avons fait lors de cette rencontre (lundi 3 mars, 9h30-12h30) :

Tour de table
Importance des croyances et un article du credo : Résultat = Méthode x Effort x Acceptabilité
Préférences cognitives : 11 visuels, 4 auditifs et 9 kinesthésiques, léger déséquilibre en défaveur des auditifs.
Discussion sur la sociologie de l'acteur (p. 7)
Réalisation du questionnaire de l'auto-découverte + mise en commun par groupes de 3 personnes (p. 7-9)
Invitation à étendre les entretiens de découverte aux collègues (p. 10), certains ont d'ailleurs commencé leur stage/apprentissage ainsi (félicitations !) Poursuivre les entretiens de découverte bottom-up, c'est-à-dire en remontant du plus proche du terrain vers la hiérarchie.

A réaliser avant la prochaine rencontre (lundi 31 mars, 9h30-12h30) :

Quel est votre crédo ? (pp. 1 sq)
Poursuivre les entretiens de découverte (p.10)
Quel retour d'expérience ? (pp. 11-13)
Qui est votre commanditaire/sponsor ? (pp. 15-18)
Quelle est l'initiative en jeu ? (p. 63)

Vous avez accès au blog en vous repérant grâce à la page "INDEX Booklet mars 2014" :

http://initiative101.canalblog.com/pages/index-booklet-mars-2014--quels-biscuits-avez-vous-en-poche---/29346622.html

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24 février 2014

Un arbre des causes.

L'infirmier Gérard en a gros sur la patate. Son responsable lui reproche une mauvaise manip informatique qui a contribué à prolonger la souffrance d'un malade de plusieurs heures. Je lui propose de faire ensemble un arbre des causes. En voici la relecture :

Ce que faisons :

Je recherche dans ma mémoire ce que m'avait dit Pierre-Guy Duny à propos des trois questions de l'arbre des causes et je trouve la ressource documentée sur internet, Méthode de l'Arbre des Causes.

Sous la dictée de Gérard, j'écris la frise chronologique des événements à rebours, c'est à dire en prenant pour point de départ la prise en charge réussie du malade et en remontant le temps : que s'est-il passé, combien de temps ça a pris, à quelle heure, en quoi c'est important.

Puis, ouvrant un autre document, nous cherchons à exprimer la panne et nous inscrivons "Le retard de 34 heures de prise en charge du malade". De là nous dérivons des causes en nous posant à chaque fois les questions :

  1. qu'a-t-il fallu pour produire l'événement en question ?
  2. est-ce nécessaire ?
  3. est-ce suffisant ?

Et nous trouvons 11 lignes causales de la panne en question, quasi indépendantes les unes des autres, dont deux qui ont Gérard comme protagoniste et qui expliquent 7 heures du retard de 34 heures.

Nous aurons travaillé ensemble trois heures pleines.

Ce que ça nous fait

Ouah, nous ne pensions pas que le système de prise en charge, qui paraissait tellement sous contrôle, était aussi complexe--une propriété d'un système complexe est que, lorsque vous entrez une donnée (un input) dans ledit système, vous ne savez pas vraiment quel résultat (quel output) vous obtiendrez.

Nous nous rendons compte combien l'anamnèse précise est importante, irremplaçable.

Je suis abasourdi de la masse des erreurs qui se sont accumulées sur le pauvre malade, c'est la loi de Murphy (if something can go wrong, it will go wrong : si quelque chose peut foirer, ça foirera). Murphy is alive and well! comme disent nos collègues anglophones : Murphy est vivant et se porte bien.

Je me sens plus responsable et même fier de contribuer à ce système. Je me sens sécurisé d'avoir posé l'anamnèse noir sur blanc.

Je me sens moins coupable du retard, sans nier y avoir participé.

Ce que j'en fais :

Je mesure combien il me faut agir en lien avec les autres acteurs du système pour déjouer ses pièges et fiabiliser son output.

Je réalise que tout malade est à sauver de la loi de Murphy et que ça me revient en partie.

Je reprends contact avec mon responsable pour lui indiquer que je reste à son entière disposition pour toute suite à donner à l'incident, s'il y en a.

Je me prépare à faire cette anamnèse en groupe, avec les acteurs impliqués. Le souhaiteront-ils ?

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22 février 2014

Des responsables qualité m'ont dit...

Secoué par les apprentis responsables qualité, je contacte leurs ainés et sollicite une interview personnelle au cours de laquelle je leur poserai trois questions : qu'est-ce que vous faites, qu'est-ce qui est difficile, avec qui travaillez-vous. Etant visuel et kinesthésique - je comprends par des schémas et je raffole de visites d’atelier - je rencontre chacun sur son lieu de travail.

Voici la synthèse des sept premières rencontres.

Diapositive02

Voici les difficultés les plus souvent citées.

Diapositive03

Notez bien. Il s'agit d'une initiative personnelle, je n'ai pas de commanditaire - ou mieux, je suis mon propre commanditaire, pour l'instant, puisque a- j'ai le pouvoir de décider de mon travail, b- j'ai la main sur mes ressources, à savoir moi-même et c- j'ai un grand intérêt personnel et, le cas échéant, business, à ce que cette initiative soit fructueuse.

Je cherche à produire une communication courte, un discours fort, à l’adresse de commanditaires business.

Si je me lançais le nez au vent sans tout d'abord rencontrer les bénéficiaires de mon initiative, je risquerais 1- de faire fausse route et 2- de ne trouver personne pour financer cette impasse.

Ce travail préliminaire s'aligne parfaitement avec mon objectif : aider mes contemporains à réaliser leur job avec économie de moyen et de temps afin qu'ils investissent l'énergie sauvée dans ce qui leur tient à coeur. Et, pour ce faire, il me faut transmuter un big boss en commanditaire, c'est à dire le convaincre de financer sans attendre des groupes de travail orientés « juste nécessaire » et l'accompagner dans les actions et les prises de parole inhérentes à son rôle de commanditaire.

 

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