10 octobre 2013

Environnement 2. Questionnaire de découverte

Expérimentation - savoir-être. Solliciter des entretiens et les réaliser.

Allez à la rencontre de vos collègues. Commencez informellement, par ceux qui sont proches, préférez les degrés les plus modestes de la hiérarchie.

Dans le cadre d’un projet, vous seriez légitime à procéder de façon formelle (prise de rendez-vous). Aujourd’hui, l’informel est suffisant.

Encore les trois mêmes questions, cette fois-ci sur l’environnement présent :

Questionnaire de découverte

  • Ce que vous faites.
  • Ce qui est difficile.
  • Avec qui vous êtes en relation. 

Comme pour vous-même lors du premier temps, intéressez-vous à la journée-type de votre interlocuteur, aux difficultés résolues ou en passe de l’être, techniques ou relationnelles et aux relations de la personne avec les autres dans son environnement. Là aussi, identifiez le signe de chaque relation (est-elle cordiale ? est-elle tendue ?) et notez-en l’intensité, forte ou faible.

Il est fréquent que l’entretien se prolonge, de ¾ d’heure à 2 heures. C’est important pour la prise de rendez-vous. Ma pratique personnelle : proposer un créneau de ¾ d’heures à un moment de la semaine ou de la journée où un débordement est possible ; quelques minutes avant l’heure de fin, je demande à mon vis-à-vis comment il souhaite procéder. La plupart du temps, il souhaite poursuivre l’entretien.

Le sujet est l’environnement présent et non une situation passée. Certains d’entre nous ont besoin de toucher, de visiter pour mieux comprendre, c’est réalisable dans le cadre de l’environnement présent, c’est difficile pour le passé. De plus, la mémoire sélectionne des souvenirs ; les entretiens qui portent sur le présent sont plus objectifs.

Peut-on faire ces entretiens au téléphone ? Dans un premier temps, préférer absolument la présence physique, s’asseoir aux côtés de la personne le cas échéant. Il s’agit pour nous de percevoir par nos cinq sens ce que la personne nous communique.

Débriefing

Le débriefing est fondé sur les trois questions de la relecture, dans cet ordre :

Relecture

  1. Qu’est-ce que j’ai trouvé ?
  2. Qu’est-ce que ça me fait ?
  3. Qu’est-ce que j’en fais ?

Dans le cadre d’un atelier, un animateur organise le débriefing par petits groupes de 3-4 personnes et donne à chaque groupe un objet : un feutre, une trousse, quelque chose qui tient dans la main. La personne qui reçoit l’objet prend la parole et, lorsqu’elle a fini, transmet l’objet à la personne suivante. Ceci favorise la prise de parole et l’écoute mutuelle.

Dans le cadre d’une démarche isolée, vous pouvez ouvrir un cahier et recourir à l’écriture. Dans ce cas, une fois par mois ou plus fréquemment, partagez de vive voix avec une personne de confiance.

Retours d'expériences

Charles. J’ai découvert que certains sauvent la situation régulièrement, presque quotidiennement. Je n’avais aucune idée de ce que les gens vivent vraiment. PM. Ils sauvent la situation. Charles. Oui, ils résolvent des problèmes au quotidien. Heureusement qu’ils sont là. PM. Qu’est-ce que ça vous fait ? Charles. Je ressens de l’étonnement et de la gratitude. Ces gens contribuent à ce que le bateau continue de flotter et d’avancer. PM. Eux aussi contribuent à faire avancer le bateau où vous vous trouvez. Charles. Pour certains, je m’imaginais qu’ils freinaient, mais en fait ils écopent une fuite que j’ignorais. PM. Vous découvrez un recoin de votre environnement. Charles. Je vais poursuivre mes rencontres. Je suis curieux de ce que je découvre, ça me donne de l’énergie.

Philippe. Au cours de mes rendez-vous, j’ai eu souvent affaire à des gens qui veulent savoir ce que les autres ont dit. Comment réagir ? PM. Ils veulent savoir ce que font les autres. Vous ont-ils semblé suspicieux ? Philippe. Oui, un rien inquiets. PM. Il arrive que nous cherchions à savoir ce que celui qui nous interroge fera des informations que nous pourrions donner. Lorsqu’il parle de ceux qui nous ont précédés, nous auscultons notre intervieweur. Philippe. Une façon indirecte de lui demander ce qu’il fait de ce qu’il a entendu ? PM. Oui, une façon détournée. Philippe. Pour l’instant, j’ai répondu que ce que j’entendais ne sortait pas de mes notes, et que c’était pour ma compréhension personnelle de mon environnement. Ca a eu l’air de leur convenir. PM. Ils en ont déduit qu’ils pouvaient vous parler sans que leurs propos soient répétés.

L’étape suivante

Quand passer à l’étape suivante ? Lorsque vous avez rencontré les personnes qui vous entourent directement.

Notre prochaine étape consiste à dessiner un sociogramme : les relations entre les personnes, relations qui recéleraient une logique, un système dont la connaissance faciliterait nos démarches à venir. 

En résumé :

Hypothèse / affirmation - savoir. Ceux qui m'entourent sont aussi des acteurs au sens du sociologue.

Outil - savoir-faire. Questionnement de découverte, le même que précédemment : qu'est-ce que vous faites, qu'est-ce qui est difficile, avec qui vous êtes en relation

Expérimentation - savoir-être. Solliciter des entretiens et les réaliser. Voir ci-dessous.

Références - savoir. Interview d'acteurs dans un système, Crozier-Friedberg.

Parties prenantes - responsabilité. Ceux qui m'entourent.

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09 octobre 2013

Environment 1. Where do I fit in?

Assumption / assertion: I'm an actor in the sense of the sociologist-- broader a sense than the dramaturgical meaning. I have my own goals for myself, beyond those of my position / organization, I have an autonomy (management of my subjects, my time, my resources, ... ), I act with good reasons--even if those reasons are my own--, I experience uncertainties which I look forward to reducing. Finally, I can make some people do what they would not have done without my asking them, a working definition of power.

Actor

Tool - skills: Questioning for discovery, three issues to be addressed in this order: what you do, what you find is difficult and the relationships you have with other people or roles.

Experimentation - know-how: self- questioning

You can choose between two environments:

1) You may want to work on your present job.

2) You may prefer to work on a project, a past job. In this case, preferably choose a topic as recent as possible .

Having chosen your environment, ask yourself what you are/have been doing, which is difficult for you and with whom you interact.

What you do. Not quite the job description, but what you actually do. Describe your typical day, how you start in the morning, etc.

Which is difficult. There is always something difficult in what we do. This can be a concern. This can be a soluble or insoluble problem, a difficulty resolved or in the process of being resolved, a technical or relational concern.

With whom you interact. Individuals or groups of people.

Questionnaire for discovery

Add a sign on each relationship: is it warm? note "+". Is it tense? note "-". Emphasize the strength of the relationship, put several signs if you feel like it: "+ +" , etc.

Stakeholders Involved: Myself. Yes, it is mine to start doing it.

Feedback dialogs

Sarah. I started listing my job, but I quickly moved to what I do every day, there is a lot of relationships with others, many different people. PM. That's different from the job description. Sarah. I'm impressed, I did not expect that. PM. A lot of relationships. Sarah. That is the essence of my day. I do my best, I go by feel with people, but sometimes it does not work. When my contacts are another department, they tend to refer me to their leader, and when they are within my own department, they are nice but not very competent, so it takes time. Everything takes time. It's amazing how long it takes. I feel discouraged sometimes. PM. As if you'd burn a lot of energy. Sarah. Or rather the feeling of moving slowly, very slowly, as if the organization had a headache.

Sophie. I do not see the point of spending time to ask these questions, I know very well what I do, what is difficult is to complete my job and that's all, and I work for a whole lot of people. PM. Everything can continue as it is, the situation is under control. Sophie. Not quite, but it's my job to bring it under control, actually. PM. What do your colleagues say? Sophie. They say it's the same for them, but I do not think so. There are people with whom it does not work, who refrain from cooperating, who think only about their problems. PM. So, it looks like the control is not total. Sophie. They want to keep control over what they do, I understand that. PM. So they create uncertainty for you. Sophie. Yes, they create uncertainty for me. And I do not like it .

The next step

Having started with ourselves, continue the process by meeting colleagues (both horizontally and vertically) , starting with those in the most modest positions in the hierarchy.

References: Actors in a system, Crozier-Friedberg . The central idea is that the players have good reason to act as we see them do, we have to discover these reasons. Note that Crozier-Friedberg hypothesize that actors have the psychological resources to play their part; this is where they lean towards psychology. Specifically, if we replace a weird player by a so-called sane person, this logic would dictate that the new actor soon takes tics of their predecessor due to the same parameters in an equal position.

CROZIER M., FRIEDBERF E., Actors and Systems, 1981, Chicago University Press. More detailed, more technical. A reference.

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Environnement 1. Découvrir les acteurs au sens du sociologue et leur système d'action

Hypothèse / affirmation - savoir : Je suis un acteur au sens du sociologue.

Sociologie de l'acteur

Expérimentation - se questionner soi-même à propos du poste occupé aujourd'hui.

Questionnaire de découverte

Retours d'expériences :

Jeff. Je crée des supports de formation pour les designers CAO (Conception Assistée par Ordinateur), il s'agit de les former à un nouvel outil PLM (Product Lifecycle Management), une sorte de base de données techniques 2D et 3D (les dessins CAO) avec le workflow qui va avec. PM. En quoi consiste tes journées ? Jeff. D'abord, je m'imprègne du  processus d'utilisation de l'application en lisant les spécifications d'utilisation. Dans un second temps, avec un super-utilisateur, un référent métier, je crée un scénario de formation. Puis je prends des mains des informaticiens l'application PLM telle qu'ils la livrent sur l'environnement de Qualification et je suis le scénario de formation pas à pas, en créant des films, en faisant des impressions d'écran. Et enfin je mets tout ça en musique dans une présentation PauvrePoint. PM. Quelles difficultés rencontres-tu ? Jeff. La clé, pour réussir une bonne séquence de formation, c'est le réalisme pour l'utilisateur qui sera formé : que le scénario de formation soit proche de ses préoccupations quotidiennes, qu'il soit simple à réussir (pas trop d'options entre lesquelles choisir), et qu'il montre des données crédibles. PM. Et alors ? Jeff. Eh bien, je ne suis pas du métier des designers CAO, alors je galère à trouver des scénarios simples en me limitant aux spécifications et je n'ai aucune idée de ce qui, au final, est attendu d'eux avec le nouvel outil. Et aussi, les données, par exemple les dessins CAO 2D et 3D : c'est complexe à manipuler, et puis, où les trouver ? Sur internet, je ne trouve pas ce qu'il me faut, et dans l'entreprise, ce sont des données confidentielles. PM. Avec qui travailles-tu ? Jeff. Je dépends franchement des référents métiers. Sans eux, je n'arrive à rien : je n'accèderais pas aux données, tout ce que je construirais serait théorique et à chaque fois ça me vaudrait : "C'est pas du tout comme ça que ça marche !". Heureusement, j'ai les meilleures relations avec quelques référents métiers.

Sarah. J’ai commencé par la fiche de mon poste, mais je suis vite passée à ce que je fais au quotidien, c’est beaucoup des rapports aux autres, plein de gens différents, en définitive. PM. C’est différent de la fiche de poste. Sarah. Je suis impressionnée, je ne m’attendais pas à ça. PM. Beaucoup de relationnel. Sarah. C’est l’essentiel de ma journée. Je fais de mon mieux, j’y vais au feeling avec les gens, mais des fois ça ne marche pas. Quand mes interlocuteurs sont d’un autre service, ils ont tendance à me renvoyer à leur chef, et quand ils sont de mon service, ils sont gentils mais pas très compétents, alors ça prend du temps. Tout prend du temps. C’est étonnant le temps que ça prend, même. Je me sens découragée, certaines fois. PM. L’impression de dépenser beaucoup d’énergie. Sarah. Ou plutôt d’avancer lentement, très lentement, comme si l’organisation avait la migraine. Ou encore, comme si je m'apercevais en haut de l'échelle que je ne l'ai pas posée sur le bon mur.

Sophie. Je ne vois pas l’intérêt de passer du temps pour se poser ces questions, je sais très bien ce que je fais, ce qui est difficile c’est mon job de le traiter et c’est tout, et je travaille pour plein de monde. PM. Tout peut continuer comme c’est, la situation est sous contrôle. Sophie. Non, pas toujours, mais c’est mon job de la mettre sous contrôle, justement. PM. Qu’en disent vos collègues ? Sophie. Que c’est pareil pour eux, mais je ne crois pas. Il y a des gens avec qui ça ne marche pas, qui mettent des bâtons dans les roues, qui ne pensent qu’à leurs problèmes. PM. Le contrôle n’est pas total. Sophie. Ils veulent garder le contrôle sur ce qu’ils font, je les comprends. PM. Du coup, ils créent de l’incertitude pour vous. Sophie. Oui, ils créent de l’incertitude pour moi. Et je n’aime pas trop ça.

L’étape suivante

Poursuivez la démarche en rencontrant vos collègues. Débutez par les plus modestes dans la hiérarchie. Plus disponibles.

Pour aller plus en détail, cet article sur le nouveau site : Pour écouter son environnement.

02 octobre 2013

Rencontrons les parties prenantes de notre environnement car elles ont une histoire

Notre environnement a une histoire.

Une initiative provoque un changement. Avant de changer quoi que ce soit, commencez par considérer où vous êtes, votre environnement. Dans votre environnement, il y a un passé, il y a des résultats et des manières de faire, il y a ce dont les gens sont fiers et il y a ce qu’ils pourraient mieux faire. Notez tout cela.

Pourquoi évaluer le contexte de travail où naît votre initiative ? Parce qu’en décrivant la situation initiale, vous saurez montrer quelle différence l’initiative aura faite à la fin, quelle valeur elle aura produite à la fin. Le consommateur, l’utilisateur, l’acheteur, en comparant la situation de la fin à celle du début, savoureront d’autant plus les fruits de l’initiative, la solution du problème, les bénéfices de l’opportunité au quotidien.

Exercez-vous - Décrivez résultats et manières de faire dans le tableau ci-après, en considérant votre environnement tel qu’il est aujourd’hui.

  • Les résultats qui ne nous satisfont pas et que nous devrions améliorer
  • Les résultats qui nous satisfont et qu’il convient de rendre permanents
  • Les manières de faire qui ne fonctionnent pas et que nous devrions améliorer
  • Les manières de faire qui fonctionnent et qu’il convient de rendre permanentes

Idéalement, animez ce retour d’expérience en groupe, avec des personnes qui vous semblent concernées par l’initiative ou le projet à venir. Ces personnes intéressées de près ou de loin, positivement ou négativement, à l’initiative ou aux résultats de l’initiative, nous les nommerons « parties prenantes ». Reprenez les organigrammes que vous avez dessinés précédemment, repérez les parties prenantes et invitez-les à faire un retour d’expérience. Commencez par une approche informelle, comme un habile commencement.

« Celui qui fait, c’est lui qui sait ». Donc, si dans cette initiative vous n’êtes pas de ceux qui font et qui savent, vous agissez en délégation de ceux qui font et qui savent. Ecoutez-les, comprenez-les.

Poursuivez l’exercice - Les rencontres ont clarifié et enrichi vos perceptions : décrivez collectivement l’initiative qui vous paraît pertinente. Certes, pour une initiative donnée, toutes les rubriques du descriptif ne sont pas nécessairement clarifiées le même jour : s’il manque des informations, vous y reviendrez ultérieurement.

01 octobre 2013

Rencontrons les collaborateurs experts de leur travail quotidien

Reprenons. Qu'est-ce qui motive quelqu'un doté de pouvoir à dédier des ressources afin de réussir une initiative à laquelle il/elle est intéressé(e) personnellement ? Quel intérêt personnel, justement ? Pour le découvrir, direction les opérateurs, les collaborateurs de base, qui créent la valeur sur laquelle l'entreprise fonde sa bonne santé commerciale.

Les opérateurs de base savent. Ils détiennent l'information utile. Ils savent ce qu'ils font, ils méditent sur la valeur qu'ils apportent et celle qu'ils voudraient apporter. Ils souffrent de ce qu'ils font en trop - de ce que personne ne valorise. Certains s'en accommodent, ça leur fait un matelas d'activité quotidienne. Il y aura du travail demain. D'autres rongent leur frein, ils veulent que ça change. 

Vers qui se tourner ensuite ? Vers les personnes qui ont été citées dans les rencontres précédentes.

30 septembre 2013

L'initiative commence par le commanditaire dit encore sponsor

Un café à Montparnasse, où je rencontre deux consultants du cabinet APTE. "Si je comprends bien, me dit l'un d'eux, ce par quoi commencer, c'est : aller voir le big boss pour contrôler la validité du but du projet/changement/initiative, le mettre devant sa responsabilité de reformuler le but et le persuader de vous mettre en main le pouvoir de réaliser le projet/changement/initiative ?" Oui, c'est bien ça.

Lundi prochain, je plonge dans une initiative qui a débuté sans moi. Quel juste nécessaire peut me satisfaire à la fin de l'entretien, une fois rentré à la maison - je ne veux pas me dire : flûte, j'aurais dû poser cette question, cette autre-là, etc.

En fait, à la fin de l'entretien, j'aimerais comprendre les éléments suivants comme le commanditaire les comprend, si cette personne existe à cette heure, ou comme le commanditaire les exprimera aux parties prenantes de l'initiative, le temps venu, lorsque cette personne aura fait le choix de cette initiative parmi d'autres :

Diapositive07

Et enfin, dernière question et non la moindre : qui veut la réussite de cette initiative au point d'y risquer sa tête ? le "qui" en question étant doté de pouvoir et de ressources, of course.

Dans ce cas précis, l'initiative a démarré. Quelqu'un doté de pouvoir dédie des ressources à réussir une initiative à laquelle il/elle est intéressé(e) personnellement. Son nom est le sponsor ou, mieux, le commanditaire.  A moi de débusquer cette personne. De découvrir à quoi elle verra que l'initiative est une réussite.

Je dis ça parce que, si je trouve cette personne, j'ai une idée de ce que sera le projet.

Si je ne la trouve pas d'emblée, peut-être cette personne ignore ce qu'elle représente pour l'initiative - je la recherche et tâche de lui vendre l'initiative, de lui inculquer son rôle.

Si malgré mes efforts cette personne reste introuvable, je crains fort qu'il n'y ait pas d'initiative à mener. Fuyons.

Posté par RetourExperience à 14:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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