Je suis convoqué par mon manager. Qu'avons-nous donc fait à Sylvia, en allant la voir, Peter et moi, pour lui poser des questions sur son projet ? Don't mess with my team !

Paniquée, Sylvia avait couru après notre entretien s'épancher sur l'épaule de notre superviseur commun, hocquetant son trouble : pourquoi sont-ils venus m'interroger ? qu'est-ce que j'ai mal fait ?

Et nous, Peter et moi, qui n'avions de motivation que de mieux comprendre comment nous pouvions aider Sylvia à mieux performer !

Ceci pour introduire cette question-clé : peut-on prendre l'initiative d'entretiens avec ses collègues sans en référer à son superviseur (et à leur superviseur, le cas échéant) ? Ou, dit autrement, quels risques suis-je en train de prendre qui nécessitent que mon superviseur me soutienne ? En effet, les superviseurs sont connus comme n’aimant pas les surprises, les bonnes comme les mauvaises, dirai-je.

Les situations que nous cherchons à éviter :

1- mon collègue s’effraie de ma démarche auprès de notre superviseur commun.

2- mon collègue s’effraie de ma démarche auprès de son superviseur qui s’en effraie auprès du mien.

Préparer mon superviseur à ces éventualités s’avère fructueux ; aussi, avoir une conversation avec elle/lui est à ce stade une excellente idée, un gain de temps et de sérénité pour la suite. J’ai accompli le nécessaire lorsque mon superviseur sait quoi répondre à mon collègue ou au sien : pourquoi ma démarche, la présente étape et la prochaine, l’accord qu’il m’a donné et le sentiment qu’elle ou qu’il a que « la situation est sous contrôle ».